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Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles, Art Moderne, Cinquantenaire, IRPA : après tout et avant rien ?

Musées des Beaux-Arts de Bruxelles en décembre 2015 : après tout et avant rien ?

 

Voilà plus d’un an que le Gouvernement belge est en place. Un an déjà que des mesures budgétaires drastiques d’économie ont été annoncées, puis appliquées sans ménagements. Le monde culturel s’en est fortement et médiatiquement ému, puis le soufflé est retombé. Tout comme pour le récent appel des scientifiques flamands auprès de Madame Sleurs, Secrétaire d’Etat chargée, entre autres, des matières culturelles et scientifiques. La Carte Blanche (Cinq ans sans musée d’Art Moderne… C’est assez !) publiée par MsM/MzM dans la Libre Belgique du 20 janvier dernier, à la rédaction de laquelle j’ai collaboré, est passée encore plus inaperçue. Il ne serait pas exagéré de dire que pas une vague n’a été observée, ni politique, ni scientifique, ni intellectuelle, ni de qui que ce soit. Flop dans les trois cas. Le navire gouvernemental tient son cap.
C’était par ailleurs le silence total jusqu’au 11 décembre dans tous les milieux concernés (en principe) par les musées. Plus rien n’a filtré nulle part. Mes informateurs habituels sont toujours aux abonnés absents. Perplexité devant ce silence général.
Il en est de même à propos des projets «alternatifs», plus encore à propos du Quai Citroën, joli coquille vide sans espoir de collection. Il en est jusqu’au Directeur du Musée des Beaux-Arts, qui a totalement perdu la voix ; pourtant si prolixe jusque dans un passé récent.

Curieusement, je me souviens pourtant de promesses ministérielles. Des délais courts étaient précisés. Souvenirs aussi de projets pour les musées, d’une évaluation de la direction des Beaux-Arts, de… Inutile d’en ajouter.
En fait de projet, la naissance des «clusters» a été annoncée sans grandes précisions, sous couvert d’un avenir meilleur. Du déjà vu maintes fois. Sorte de prélude pour une fin des musées, dont nous reparlerons.
Nous sommes à présent devant une œuvre chère à Philippe Dussaert (1947-1989), que j’ai bien connu : Blanc sur blanc, la vacuité absolue. Ce vide sidéral rappelle que le Musée d’Art Moderne est toujours fermé. Sauvagement fermé depuis cinq ans (1er février 2011 pour mémoire).

La volonté politique de Madame Sleurs de redresser les établissements scientifiques n’est plus aussi claire qu’en janvier dernier 2015, malgré les bonnes dispositions affichées (fausses ou sans moyens ?). Elle est en passe de rejoindre les précédents Ministres au cimetière des bonnes intentions. La fin du musée au sens défendu par l’ICOM et par tous les musées du monde, semble aussi proche qu’avec les défunts pôles. Elle l’est probablement davantage parce que ses modalités sont défendues par un membre du Gouvernement, dont on perçoit bien à présent l’objectif «communautaire». Les récentes déclarations d’élus NVA, de ce mois de janvier, ne laissent aucun doute à ce sujet.

Nous étions en décembre 2015 «après tout», dans l’espoir d’une réelle revitalisation des musées, et nous voilà aujourd’hui très probablement «avant rien». A notre place de toujours finalement. Nous pouvons cependant franchir encore un pas et légitimement douter de la parole politique quelle que soit sa couleur ou son emballage.

Ne vous trompez pas, je ne suis pas contre toute idée de changement. Encore faut-il que ce changement ait un sens. Si c’est le cas, il n’est pas perceptible dans ce que le Cabinet appelle poétiquement : «Note de vision». Est-ce une forme d’autodérision ? Ce que j’en comprends ne dénote pas précisément d’une véritable «vision». Il s’agit d’un projet concocté en chambre, sans concertation, que l’on essaie de créer a posteriori, autour de lignes directrices qui ne dénotent pas précisément d’une connaissance profonde des musées. J’ai combattu les pôles de Philippe Mettens, mais tout n’est pas à jeter. Pourquoi tenter de réinventer la roue, alors qu’il a fait travailler soixante (60 !) groupes de travail sur des questions de fond. Il doit bien y avoir quelque chose d’utilisable dans cette somme de connaissances.

Il faut le souligner : je ne suis pas contre toute forme de changement. Il est nécessaire au contraire. Mais il faut qu’il soit porteur de sens. Ce n’est le cas ni avec les pôles, ni avec les clusters, dans la mesure de ce que l’on peut en comprendre aujourd’hui.

Si la Ministre tient réellement au bien de ces institutions, ainsi qu’elle le dit, il y a une mesure principale à prendre. Elle est toute simple et peut l’être sans délais. Il suffirait, de donner à ces établissements l’autonomie de gestion (elle est bien encadrée par la Loi) et leur garantir que les fonds propres générés par leur activité leur appartiennent réellement, ce qui n’est pas le cas. Le Gouvernement les a siphonnés pour les jeter dans le grand trou noir.
Les établissements ont également besoin d’une prise directe sur la maintenance des bâtiments qui n’est clairement pas la priorité de la tutelle depuis plus de 20 ans.L’autonomie a plusieurs avantages, dont le principal est de permettre à ces institutions de fonctionner immédiatement selon un modèle nouveau et non dans deux, trois, voire quatre ans.
Le deuxième est que cela ne coûterait réellement pas un euro, contrairement à toute nouvelle structure restant encore à définir. L’environnement institutionnel actuel suffirait largement pour y parvenir. Evidemment, cela ne peut se faire sans un refinancement et le remplacement des postes vacants depuis des années. On ne peut continuellement répartir sur ceux qui restent la charge de travail du partant. A ce train, le burnout ne manquera pas d’être la première cause d’absence. Tout aussi grave, la qualité scientifique ne pourra certainement pas être maintenue. Or, il semble que l’ensemble de l’opération prévue doive être réalisée à budget constant…Le sort des musées royaux et de l’Institut Royal du Patrimoine Artistique intéresse-t-il encore quelqu’un ? Voilà la question de fond.

Il faut à présent ajouter le Musée de l’Armée à cette liste. La différence de tutelle ne change rien à ce nouveau naufrage annoncé depuis des années.

Gérard de Wallens, blogspot, 1er février 2016

 

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Cinq ans sans musée d’Art moderne… C’est assez!

 

Nous plaidons pour la mise en œuvre d’une solution qui rende rapidement aux collections des XX et XXIes siècles la place qui leur est due au sein des musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. L’attente a assez duré.

Une opinion de Sabine de Ville (présidente de Culture et Démocratie ASBL), Georges Vercheval (directeur honoraire du musée de la Photographie à Charleroi) et Bernard Villers (artiste). 


Cinq ans après la fermeture arbitraire et scandaleuse du musée d’Art moderne, il n’est pas trop tôt pour se mettre enfin à réparer cet outrage à l’intelligence et à la démocratie. Le musée d’Art moderne de Bruxelles est fermé depuis le 1er février 2011 par la seule volonté de son directeur. Confiscation pure et simple du patrimoine ! Cinq ans de relégation en réserves des collections d’art moderne par la décision d’un seul homme sinon d’un homme seul, sans concertation aucune, ni avec le monde de l’art ni avec les responsables politiques concernés.

Le mépris dans lequel est tenu le public, pourtant propriétaire de ce patrimoine, est inacceptable. L’absence d’une solution qui permette de présenter ces collections dans de bonnes conditions l’est tout autant. Nous actons, avec une indignation intacte, le cinquième anniversaire de la disparition des collections d’art moderne pour lesquelles l’architecte Roger Bastin avait conçu, au centre de la capitale, un intéressant projet architectural et un ingénieux puits de lumière.

Nous n’avons pas l’intention de nous taire 

Musée sans musée/Museum zonder museum (MSM/MZM) est né en 2011, dès l’annonce de la fermeture du musée. Ce collectif citoyen réunit des artistes, des enseignant (e) s, des étudiant (e) s et des citoyen (nes) s. Indignés par la fermeture sine die du musée d’Art moderne, nous avons entrepris dès 2011 de protester sous des formes multiples : communiqués, pétition, blogs (1), manifestations et performances dans le hall ou devant le musée. Nous n’avons pas l’intention de nous taire, pas plus en 2016 qu’en 2011 et nous continuons à contester tant l’incroyable décision du directeur de l’institution que l’immobilisme coupable des autorités politiques et administratives.

Contrairement aux déclarations de son directeur, l’art moderne et contemporain a existé et il existe bien en Belgique (2). Les collections des musées royaux des Beaux-Arts de Belgique témoignent d’un pan important de l’histoire de l’art belge et international et les œuvres soustraites à nos regards sont, pour beaucoup, de grande qualité.

Pour une culture commune 

Cinq ans, c’est un cycle d’enseignement primaire ou secondaire ou un cycle d’enseignement supérieur. Les jeunes privés de contact avec le « récit artistique » sur lequel éprouver leur sensibilité et leur imaginaire, former leur esprit critique et leur expertise esthétique, ont le droit, comme tous les publics, de rencontrer ces œuvres dans une muséographie digne du XXIe siècle. Le Conseil supérieur de l’enseignement supérieur artistique s’était prononcé dès mars 2011 : « Rien ne remplace la fréquentation réelle des œuvres d’art et certainement pas leur reproduction. Que les œuvres du musée d’Art moderne des musées royaux des Beaux-Arts de Belgique soient inaccessibles est particulièrement dommageable pour les étudiants des Ecoles supérieures des Arts. » Les musées, comme les autres institutions culturelles, ont un rôle crucial à jouer dans l’appréhension d’une culture commune et/ou partagée. Enjeu crucial aujourd’hui, faut-il vraiment le rappeler ?

L’espace déserté par les collections d’art moderne accueille désormais un « Musée Fin de siècle Museum » (entendre musée du XIXe siècle) voulu par le directeur et supposé attractif pour le public touristique, cible désormais privilégiée des musées des Beaux-Arts. Le « Musée Magritte Museum » illustre cette logique scientifiquement regrettable et économico-centrée au point de multiplier « les musées dans le musée », orientation que nous dénonçons énergiquement depuis des années. Le récit muséal est rompu, morcelé en séquences prédéfinies et closes. Autant de sections et de tarifications distinctes. Désolante politique muséale inféodée à l’événement et aux séductions du marketing culturel.

Faut-il évoquer ici l’état tout aussi inacceptable des collections d’art ancien ? « Rappelons donc une fois de plus que les toitures des musées percent en divers endroits, que des travaux lourds menés dans plusieurs salles (jadis dévolues aux collections des XV et XVIes siècles) sont à l’arrêt depuis des années sans annonce de reprise des chantiers, que l’éclairage est déficient, que la moquette est souillée et râpée, que la présentation des œuvres est surannée mais surtout honteusement lacunaire (les esquisses de Rubens mises en réserves pour cause de ruissellements et l’inestimable collection de sculpture aux oubliettes par indifférence envers ce patrimoine) et que les circuits proposés au visiteur sont devenus totalement incohérents, le tout accompagné d’une hausse du prix d’entrée et de l’obligation d’achat de tickets supplémentaires pour avoir accès aux pseudo Musées Magritte et Fin de siècle… » (3). Nous disons halte à la gestion désastreuse du patrimoine public !

Incompréhensible somnolence 

A Londres, à Amsterdam, à Paris, à Lille ou à Lens, pour n’évoquer que des lieux muséaux proches, l’heure est à l’ouverture, à l’énergie et à l’inventivité muséales. Et à la fréquentation ! La somnolence qui caractérise les musées royaux des Beaux-Arts de Belgique n’en est que plus incompréhensible et moins justifiable. Les cinq ministres qui se sont succédé en cinq ans ont fait mine de se préoccuper du dossier. Les déclarations d’intention ont abondé mais aucun d’entre eux n’a proposé une solution qui puisse être mise en œuvre rapidement. Manque de temps, manque de vision, manque de détermination ? Les solutions prévoyant de transplanter les collections d’art moderne dans différents lieux de la capitale leur paraissent peu réalisables sur le plan muséographique et/ou trop lourdes sur le plan financier.

Assez tergiversé ! 

L’actuelle secrétaire d’Etat, Mme Elke Sleurs, vient de rendre publiques ses intentions à propos des établissements dont elle a la charge . Elle veut installer la collection d’art moderne dans les extensions des bâtiments de la rue de la Régence où 3 000 m² sont actuellement inoccupés qui demandent une rénovation lourde. Il semble que cela suffise et que cela ne nuise pas aux projets des départements d’Art ancien du musée. Alors assez tergiversé !

Si, faute de mieux, cette orientation est retenue, nous exigeons qu’elle soit rapidement mise en œuvre. Il est plus que temps de rendre aux citoyens de ce pays et aux citoyens européens, la pleine jouissance des collections d’art moderne et d’art contemporain. Les responsables politiques et scientifiques des musées royaux des Beaux-Arts, établissements publics, s’honoreraient d’assumer mieux et sans délai leurs obligations au regard de la démocratie et de la participation culturelles.

(1) museesansmusee.wordpress.com et museumzondermuseum.wordpress.com 

(2) Draguet : « Il n’y a pas d’art moderne en Belgique », titrait « L’Echo » le 30 novembre 2013. 

(3) Denis Coekelberghs, dans « La Tribune de l’Art », samedi 22 février 2014. 

Des centaines d’autres personnes participent activement au collectif Musée sans Musée/Museum zonder Museum. 

La Libre. CONTRIBUTION EXTERNE Publié le mardi 19 janvier 2016 à 16h17 – Mis à jour le mercredi 20 janvier 2016 à 12h49

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Elke Sleurs et son big bang des institutions culturelles

Elke Sleurs, secrétaire d’Etat N-VA à la politique scientifique a expliqué vendredi (NDLR 11 décembre 2015) pour la première fois sa politique. Elle est en charge des 10 établissements scientifiques fédéraux, les ESF: les musées des Beaux-Arts, Tervuren, Sciences naturelles, Cinquantenaire, Irpa et la Bibliothèque royale, Archives, IRM, Observatoire, IAS. Elle a profité pour cela de la remise du rapport Els Witte (professeur à la VUB) sur les ESF.

Dans la longue polémique sur l’avenir du musée d’Art moderne fermé depuis près de 5 ans, Elke Sleurs a été très claire. Pas question de replacer ces collections d’Art moderne, dans l’ex-garage Citroën acquis par la Région bruxelloise et qui n’est, dit-elle, « absolument pas adéquat pour un musée m’ont dit les bouwmeesters et les experts. Un garage n’est pas un musée ». Pas question non plus comme le prévoyait le précédent gouvernement, de les placer dans les ex-magasins Vanderborght que la ville de Bruxelles va d’ailleurs revendre. Plus question non plus, de les replacer dans le nouveau Musée fin-de-siècle comme elle l’avait elle-même évoqué.

Elle veut rouvrir, dit-elle, le musée d’Art moderne dans 3000 m2 actuellement inoccupés. Ce sont des bâtiments de la rue de la Régence qui seront rénovés par la Régie des bâtiments. Il semble que cela suffise et ne nuirait pas aux projets des départements d’Art ancien du musée. De manière ironique, Sleurs souligne qu’elle, pourtant N-VA, se bat pour garder au fédéral, les collections !

Faire comme Bozar

Plus généralement, Sleurs veut autonomiser chaque institution (le total contraire de la politique du gouvernement précédent et de Philippe Mettens, le chef de l’administration de la Politique scientifique, évincé par Sleurs qui voulait les centraliser).

Suivant l’exemple de Bozar qui a le statut d’une société anonyme de droit public à finalité sociale, elle veut donner à chacune la personnalité juridique et les regrouper ensuite en « cluster » (groupes d’institutions mais sans expliquer encore quels seront ces « clusters »). Il y aura un conseil d’administration autonome par « cluster » qui négociera un contrat de gestion spécifique avec l’Etat. Ces C.A. seraient ouverts à d’autres partenaires comme les Régions et Communautés.

Cogestion dans le futur ?

Elke Sleurs a aussi évoqué l’avenir institutionnel de ces ESF. Elle veut les maintenir sous cette législature, dans le statut fédéral actuel. Même si, dit-elle, elles possèdent un know-how qui n’est que partiellement utilisé faute d’accord plus étroit avec les Communautés. Mais pour la prochaine législature, elle, et donc la N-VA, ne ferme aucune porte.

Elle réfute qu’il y aurait un danger de diviser les collections des musées entre les Communautés comme cela s’est passé avec la bibliothèque de l’UCL en 1968. Les collections resteront bien entières. Mais, dit-elle, ces institutions fédérales pourraient à l’avenir, être directement cogérées par les entités fédérées (ce que celles-ci refusent nettement).

Notons enfin que le rapport Els Witte commandé par les Académies flamandes et non pas par Elke Sleurs, fait un résumé du débat sur les ESF en étant particulièrement assassin contre Michel Draguet, le directeur du musée des Beaux-Arts, citant surtout, à charge, les attaques venues de la N-VA contre lui. Els Witte évoque d’ailleurs à demi-mot, le vrai feuilleton qui oppose dans ces dossiers la Région bruxelloise et le PS, au fédéral et à la N-VA.

 

GUY DUPLAT. La Libre.   vendredi 11 décembre 2015.

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L’atelier d’art et paysage (APA) La Cambre-Horta au Citroën

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La Faculté d’Architecture de LaCambre-Horta a le privilège de vous inviter à son exposition entièrement dédiée à la reconversion des bâtiments Citroën en musée d’Art Moderne et Contemporain. L’atelier d’art et paysage (APA) y exposera l’ensemble de ses 22 propositions architecturales ainsi qu’un historique de ce bâtiment remarquable de l’architecture belge des années 30. La recherche en atelier questionne l’idée d’y créer un musée pour toutes les collections d’art contemporain actuellement entassées dans les caves des BoZar.

L’exposition prendra place du 29 juin 2015 au 20 juillet 2015 à l’adresse suivante: Ateliers Citroën, Quai de Willebroeck 7, 1000 Bruxelles

Le vernissage se fera le lundi 29 juin à 18h00

Nous serons ouverts: Lundi à vendredi : de 10:00 à 18:00. Samedi : de 10:00 à 16:00

L’exposition est gratuite et les élèves seront présents chaque jour pour répondre à vos questions.

Le fichier pdf de l’expo: invitation_citroen_A5

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Un musée d’art moderne dans le bâtiment Citroën à Bruxelles ?

La presse se fait l’écho ces derniers jours de l’ouverture prochaine d’un musée d’art moderne dans le très beau bâtiment Citroën à Bruxelles. L’accord de vente aurait été signé entre la Région et le constructeur automobile.

Malencontreusement, ce que j’en ai lu sur internet, montre une fois de plus quelques « curiosités », outre celles que j’ai déjà pu relever sur ce blog.

On annonce la naissance de ce nouveau musée et fait état d’un accord entre la région et PSA, sans avoir réalisé les études préalables de faisabilité (en matière de musée en tout cas).

Nulle part je n’ai vu d’allusion à un PSCV, hors c’est bien à partir de ce projet scientifique, culturel et de valorisation (souvent confondu avec « master plan ») que l’on définit un contenant et son contenu.

Il est prévu un ensemble immobilier comprenant selon les sources du logement ou un ensemble bureaux/logements/ commerces, voir un centre commercial. Autant dire que pour un musée c’est une réelle menace, compte tenu du risque incendie beaucoup plus élevé que pour un musée établi dans un bâtiment indépendant.
Il n’est donc pas improbable que quelques musées soient très sourcilleux en matière de prêts temporaires.

Aucun budget n’est annoncé, pas même une fourchette, ni de timing, si ce n’est l’amusant et traditionnel vœu d’ouverture avant la fin de la législature formulé par Rudi Vervoort, Président de la Région bruxelloise. Un président, politique ou entrepreneur, ne rêve que d’inaugurer l’œuvre par laquelle il laissera un nom impérissable à la postérité. C’est même une donnée essentielle du mécénat.

Comment un tel délai pourrait-il être tenu ? La mise à disposition des lieux par PSA ne se fera, semble-t-il qu’à partir de 2017. Il faut ajouter un bon moment pour la dépollution (dont parle enfin la presse), puis pour l’aménagement/construction du musée.

Une telle configuration suppose certainement que les œuvres doivent ensuite supporter les vibrations dues aux autres zones logements/bureaux/commerces du chantier qui ne seront pas terminées. Il faut également prendre en compte les risques accidentels liés à tout chantier de rénovation/construction.

Sur quoi repose le chiffre de 500 000 visiteurs espérés, si ce n’est sur ce qui semble être un vœu de l’an neuf formulé au début du printemps ?

Bref, une fois de plus je vois beaucoup d’impréparation, de manque de professionnalisme et d’absence de connaissance muséologique, même si évidemment on peut se réjouir de la naissance annoncée d’un nouveau musée. Mais combien de fois a-t-on fait une annonce de ce genre depuis le 11 février 2011 ?

Il reste tout de même trois questions de taille (à supposer que toutes les autres soient résolues) : quelles sont les collections contemporaines propriétés de la Région bruxelloise susceptibles d’attirer 500 000 visiteurs ? Que va-t-on exposer dans ce nouveau musée ? Un projet de cette envergure suppose la fin des gesticulations politiques et une large participation : parviendra-t-on à mettre autour d’une table tous les niveaux de pouvoir et les véritables professionnels qui ne manquent pas en Belgique ?

On se souvient, par ailleurs, que Elke Sleurs, Secrétaire d’Etat fédérale compétente en matière de musées fédéraux (et donc du Musée d’Art Moderne fédéral), a tranché pour la réinstallation de ce  Musée dans les locaux où il a été fermé sine die le 1er février 2011, sans solution de rechange réaliste.

Le prochain épisode est attendu avec impatience.

Lire l’article.

Gérard de Wallens, samedi 21 mars 2015.

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A Bruxelles, le Musée d’art moderne est fermé depuis 4 ans.

COMMUNIQUE de MsM/MzM – 8 février 2015

Le mouvement citoyen Musée sans Musée/Museum zonder Museum existe depuis quatre ans. Il est né de l’indignation suscitée par la mise au placard arbitraire – en février 2011 – des collections d’art moderne et contemporain au sein des Musées royaux des Beaux-Arts à Bruxelles.

Enseignants, artistes, travailleurs de la culture et autres nombreux citoyens et citoyennes jugent cette fermeture insensée et contraire à toutes les missions qui incombent aux MRBAB : la conservation, la présentation et la médiation la plus large des œuvres qui lui ont été confiées.

La fermeture du Musée d’art moderne prive depuis quatre ans tous les publics d’une collection de grande qualité. Nous pensons particulièrement aux jeunes, élèves de l’enseignement obligatoire ou étudiants en arts, contraints de s’en remettre aux institutions muséales provinciales ou étrangères. Situation indigne à l’heure où les institutions culturelles, ici et ailleurs, rivalisent d’inventivité pour mettre leur patrimoine à la portée des publics les plus divers.

MsM/MzM conteste aussi, avec vigueur, la logique récente des « musées pastilles » : Musée Magritte, Musée Fin-de-siècle (appellation désolante). Nous souhaitons que la réintégration envisagée des collections 20e et 21 e siècles dans les salles du Musée s’accompagne de la restauration d’un récit muséal cohérent, pertinent voire audacieux. C’est l’exigence première d’une institution culturelle publique de ne pas inféoder toute sa politique muséale à des visées plus commerciales que scientifiques. Les centres privés d’art contemporain se multiplient à Bruxelles. Cette émergence serait plus positive si elle complétait une offre muséale publique de qualité.

Madame Elke Sleurs est la cinquième personne en charge de la politique scientifique depuis 2011. Ses prédécesseurs n’ont pas dépassé la déclaration d’intention. La Secrétaire d’Etat insiste sur la nécessaire participation des Etablissements scientifiques fédéraux aux efforts d’assainissement budgétaire. Mais pour MSM/MZM, les MRBAB ont surtout un urgent besoin de réinvestissement muséal : gestion des bâtiments, rénovation, modernisation, qualité des services au public, etc.

Les éléments qui filtrent vont, nous semble-t-il, dans le sens de nos préoccupations.

MsM/MzM rappelle ses demandes, inchangées depuis février 2011. Elles concernent essentiellement le Musée d’art moderne, même si ce dossier est loin d’être le seul à être en souffrance aux MRBAB.

  • la réouverture rapide du Musée d’art moderne c’est-à-dire la présentation au public et dans les meilleures conditions muséales, des collections soustraites à son regard depuis 2011.
  • La mise en œuvre rapide d’une solution temporaire de qualité dans l’attente de la réinstallation définitive.
  • Une réflexion de fond – colloque ou consultations – à conduire avec toutes les parties susceptibles d’y contribuer (y compris hors de l’institution) sur les enjeux d’un musée d’art moderne national à Bruxelles. Y associer un travail sur la prospective : poursuite de la logique des « musées dans le Musée » ou mise en oeuvre d’une autre cohérence ?
  • L’information précise et continue de l’opinion publique quant aux évolutions du dossier : une manière de sensibiliser celle-ci aux questions de politique culturelle. Un devoir donc, pour le politique.

Les récents débats autour des restrictions budgétaires dans le champ culturel ont permis de redire combien l’activité culturelle, outre qu’elle génère du sens et du lien – et ce n’est pas un détail dans le contexte actuel – est aussi, par ses retombées, une source puissante d’activité économique. Un musée dont la majeure partie des œuvres se trouve dans les réserves ne peut évidemment pas prétendre à cette dynamique.

Nous plaidons donc pour une solution qui, avant février 2016, soit 5 ans après sa fermeture, rende au Musée d’art moderne la place qui lui est due au sein des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Pour MSM-MZM,

Les milliers de personnes qui ont signé la pétition remise au ministre P. Magnette le 1er février 2011, celles qui ont participé régulièrement aux manifestations aux Musées et parmi elles de nombreux étudiants en art, celles qui suivent l’actualité du Musée d’art moderne via les blogs de Musée sans Musée et de Museum zonder Museum et via facebook…

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NOTE DE POLITIQUE GÉNÉRALE. 2015

CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DE BELGIQUE, 8 décembre 2014, NOTE DE POLITIQUE GÉNÉRALE. La Politique scientifique

LA POLITIQUE SCIENTIFIQUE PASSE LA VITESSE SUPÉRIEURE

Introduction

La politique scientifique englobe la recherche scientifique fondamentale et appliquée, mais également les collections d’objets d’art et d’histoire naturelle, les artefacts, livres et documents. Une politique scienti- fique bien étayée peut former un moteur du pays et, par une collaboration internationale énergique, susciter une réelle dynamique. Les points d’action d’une telle politique scientifique globale dynamique en 2015 comprennent entre autres: devenir un acteur entreprenant à l’échelle nationale, mais également régionale et internationale; nouer des alliances avec d ’autres établissements scientifiques, le monde de l’enseignement et des entreprises; organiser une concurrence constructive entre les différents acteurs scientifiques; opter résolument pour le développement du talent et les industries créatives et favoriser l’intégration active des instituts dans leur environnement.

A. — LES ÉTABLISSEMENTS SCIENTIFIQUES FÉDÉRAUX

1. Recherche

Par notre politique, nous renforcerons la position des Établissements Scientifiques Fédéraux (ESF). Ils seront le moteur de la politique scientifique. Nous nous engageons fortement au profit de la recherche fondamentale. Les ESF, à leur tour, doivent pouvoir affirmer leur statut d’organismes modernes et d’inter- locuteurs crédibles.

La collaboration entre les ESF améliorera leur efficience et leur performance, mais renforcera également leur expertise scientifique ainsi que leur savoir destiné au grand public. L’exposition en cours aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire, consacrée à l’art rupestre de la grotte de Lascaux, est un bel exemple de col- laboration entre cet ESF, l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique et un partenaire privé étranger. L’exposition présente les collections archéologiques et atteste des connaissances scientifiques des deux établissements. On s’efforcera de développer le par- tage des connaissances dans le même état d’esprit. Les ESF deviendront des plates-formes de rencontres et d’échanges d’informations entre établissements scientifiques et autres institutions.

J’ai déjà lancé la concertation avec les ESF afin de fixer leurs priorités. J’évaluerai les résultats de ce questionnaire en 2015 et l’implémenterai si nécessaire.

2. Numérisation

Les musées fédéraux détiennent de vrais trésors scientifiques et culturels. Mais tant qu’ils ne sont pas consultables sur Internet, ils sont pour ainsi dire inexis- tants pour l ’ensemble de la société.

L’implémentation du programme Digit 03 sera poursuivie, de façon à accélérer le processus de numérisa- tion des collections fédérales. Il facilite la consultation et garantit surtout la protection d’œuvres et de pièces fra- giles ou anciennes. Je songe notamment aux nombreux manuscrits et enluminures précieux de la Bibliothèque Royale de Belgique.

Le système Open Access vise à mettre en ligne les publications scientifiques afin qu’elles soient consultables plus facilement et par le plus grand nombre. En cas d’évaluation positive, le projet pilote sera encore étendu en 2015 à d’autres ESF, pour que leurs publications puissent également être mises en valeur et les résultats de recherches diffusés de façon plus ciblée.

3. Collaboration internationale

Les ESF contribuent au rayonnement international de notre patrimoine scientifique et culturel. L’Institut Royal du Patrimoine Artistique se profile comme un acteur international qui collabore également avec les instituts des autres niveaux de politique en Belgique. Le projet de restauration de l’Agneau Mystique illustre parfaitement l’encadrement efficace mené par des spécialistes nationaux et internationaux. Le processus de restauration au musée des Beaux-Arts de Gand est en outre visible par le grand public, ce qui crée une plus-value éducative, mais aussi publicitaire.

Les ESF qui ont une fonction muséale lanceront des projets d’exposition s’appuyant sur leurs propres collections, dont la spécificité et la haute qualité sont reconnues. Ces projets artistiques belges doivent également pouvoir être exposés par des musées étrangers. Cela renforcera l’image des ESF et permettra de réaliser des économies financières. Des colloques consacrés à des sujets pour lesquels les chercheurs des ESF sont réputés mettront le travail scientifique des chercheurs des différents ESF en valeur à l’échelle internationale. (…)

4. Activités pour le public

La recherche fondamentale et la recherche appliquée ont une valeur économique, mais également sociétale. Elles aboutissent à des réalisations qui améliorent à la fois la cohésion et les conditions de vie matérielles de la société. Les sciences humaines jouent ici un rôle de premier plan: elles renforcent l’être intérieur au niveau sensoriel, intellectuel et émotionnel.

Les Établissements Scientifiques Fédéraux doivent assumer des missions sociales et légales. L’ouverture au public en est une, et non des moindres. Les groupes plus précaires doivent continuer à pouvoir compter sur cette attention spécifique.

Cette ouverture au public peut prendre différents visages. Communication, promotion, marketing, contacts avec la presse et relations publiques, éducation, diffusion d’informations, muséologie, accueil, tourisme, événements: autant de domaines qui en font partie. Ils amènent le visiteur à réfléchir sur le patrimoine, la nature, l’art et la culture, dans un esprit d’humanisation et de création de sens. Ces deux notions sont étroitement imbriquées à la fois dans l’enseignement, la recherche et la société. Les ESF détiennent à ce niveau les connaissances requises. J’inciterai les ESF en 2015 à poursuivre leur ouverture au public, dans un cadre budgétaire plus restreint. Les grands événements publics de qualité permettent aux initiatives plus modestes de continuer à vivre. Avec les directeurs des ESF, je veillerai à ce que les moyens disponibles à des fins éducatives soient affectés de façon rationnelle. Le questionnement critique quant à la finalité des activités doit être permanent.

5. Patrimoine immobilier

Les bâtiments hébergeant les différents Établissements Scientifiques Fédéraux sont des témoins de l’histoire et de la grandeur de notre pays, mais leur état actuel est souvent déplorable. Le patrimoine classé doit être restauré aussi rapidement que possible. Nous avons l’obligation de protéger ce patrimoine pour les générations actuelles et ultérieures, afin de pouvoir à nouveau exposer et conserver sans risque les œuvres d’art, documents, objets de sciences naturelles et autres. Ainsi épargnés des contrariétés, les visiteurs et les membres du personnel pourront consacrer leur attention aux pièces d’exposition de valeur. Une première réunion avec le ministre chargé de la Régie des Bâtiments, consacrée à cette problématique, a déjà eu lieu.

L’accord de gouvernement stipule en outre que “La rénovation et l’entretien des infrastructures de valeur existantes ont priorité sur les nouvelles initiatives.”

Le problème d’un musée d’art moderne, contemporain et actuel est connu de tous. Le musée existant a été fermé et vidé de son contenu en 2011. Cette décision était injustifiée: les artistes ont soudainement perdu une scène importante et le public, une collection appréciée. Plusieurs pistes sont aujourd’hui envisagées et avan- cées dans les médias: mais pour moi, celles d’autres bâtiments, considérés comme des enveloppes plus importantes que les collections qu’ils sont censés abriter, ne sont pas une priorité. Elles ne reposent pas sur une recherche préparatoire fondée de l’investissement initial et des coûts d ’exploitation ultérieurs. C ’est pourquoi on examine de quelle façon la collection d’art moderne des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique pourrait de nouveau être intégrée dans ses bâtiments.

La préservation du patrimoine architectural de valeur ne va pas sans rénovation ni modernisation. Le Musée Royal d’Afrique Centrale en est un excellent exemple. Cet établissement prépare impatiemment sa réouverture en 2017, après des années de préparation fertile. Cet institut renommé a développé une vision claire pour traduire ses idées envers le grand public. Il montre qu’un ESF est en mesure de mener à bien un projet complexe par le biais d’une méthode bien planifiée.

L’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique procède à la rénovation systématique de ces salles en suivant une vision bien établie.

6. Situation financière et perspectives

Décidée à continuer d’assumer ses engagements financiers envers la politique scientifique, l’autorité fédé- rale ne peut néanmoins cacher qu’il faudra se montrer plus parcimonieux envers les moyens publics. Je suis malgré tout convaincue que des mesures judicieuses permettront d’améliorer la qualité et l’efficacité de la recherche et de l’ouverture au public.

En faisant une nouvelle fois confiance au secteur privé, je compte à nouveau encourager sa participation au financement de la politique scientifique. Par des accords administratifs, les ESF seront entraînés à prendre des initiatives en ce sens. Dans ce cadre, je veux valoriser le mécénat par un positionnement plus constructif des autorités fédérales et des ESF.

Les canaux de financement traditionnels, comme le sponsoring et le sponsoring médiatique, devraient idéalement évoluer vers des partenariats structurels durables basés sur le long terme. La confiance mutuelle peut être mieux soutenue et en sortir renforcée.

Une forme plus modeste de collecte de fonds, comme la méthode de crowdfunding, ouvre des opportunités pour impliquer davantage le grand public au fonctionne- ment des Établissements Scientifiques Fédéraux. Une étude du bureau de consultance KPMG du 27 novembre dernier en a d’ailleurs révélé le potentiel.

7. Le SPP Politique Scientifique et les Établissements Scientifiques Fédéraux

Supprimer le Service Public de Programmation Politique Scientifique ne signifie nullement rogner sur la recherche scientifique, bien au contraire.

Nous voulons tisser une relation de confiance entre les autorités fédérales et leurs instituts scientifiques. En ce sens, nous supprimons des structures adminis- tratives superflues et évoluons vers des organisations modernes et transparentes. Par les accords administratifs conclus à cet effet, nous accordons l’autonomie nécessaire en échange d ’objectifs clairement définis. Nous faisons ainsi confiance au management pour mener une politique rationnelle. En outre, l’expertise du personnel sera pleinement estimée et mise en valeur.

Un dialogue avec les directeurs généraux des Établissements Scientifiques Fédéraux nous permettra de dresser l’état de leur fonctionnement, leurs ambitions, leurs besoins et leurs préoccupations. La spécificité de chaque ESF sera respectée. Ils auront la possibilité de devenir des instituts du XXIe siècle et d’optimaliser leur ancrage sociétal. Nous attendons surtout de chaque direction des efforts pour résoudre ensemble les problèmes, faire prospérer chaque établissement et en améliorer la performance. C’est une nette rupture avec le passé.

(…)

Conclusion

La politique scientifique fédérale se trouve devant de grands défis. Des choix clairs exprimés dans cette note de politique permettront, avec le soutien de tous les ac- teurs, d’opérer à court terme le revirement nécessaire. Il doit être clair pour chacun que la politique scientifique est une priorité pour ce gouvernement.

La secrétaire d’État à la Politique Scientifique, Elke SLEURS

 

http://www.dekamer.be/FLWB/PDF/54/0588/54K0588036.pdf

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