« Pas touche aux collections fédérales d’art moderne »

« Le fédéral s’occupe légitimement de valoriser ses collections d’art moderne, que Bruxelles se concentre sur l’art contemporain s’il veut se distinguer », dit le nouveau président du MR, Olivier Chastel.  

  • Le Parti socialiste défend la création d’un musée d’art moderne et contemporain dans les garages Citroën à Bruxelles, le fédéral dit que les collections doivent rester au fédéral. Qu’en pensez-vous ?

Ce débat-là est un très bon exemple de la stigmatisation des ministres fédéraux par le Parti socialiste et singulièrement des ministres de la N-VA. La secrétaire d’Etat Elke Sleurs ne fait qu’appliquer l’accord de gouvernement : elle veut valoriser les musées existant, elle veut réaménager ceux qui doivent l’être. Elle veut mener une gestion en bon père de famille. Elle veut aussi sortir des caves les collections d’art moderne du fédéral. Le fait de vouloir sortir les collections d’art moderne existant, ce n’est pas de la foutaise ! Elle défend les musées fédéraux, ressort des caves des collections et va les mettre à profit de tout le monde.

  • Mais la Région bruxelloise veut les récupérer pour les mettre dans le nouveau musée Citroën…

Mais si Bruxelles veut se distinguer sur la scène culturelle, c’est une bonne idée de réfléchir à un musée, mais un musée d’art contemporain. Comme le Guggenheim ou le musée Vuitton à Paris. Qu’on ne se trompe pas de cible : c’est de l’art contemporains, pas d’amalgame. Sur Bruxelles, on mérite un musée d’art contemporain, mais au niveau de l’art moderne, ça le fédéral va ressortir les collections et les exposer via les musées royaux. Le fédéral s’en occupe. Je pense qu’on entretient une confusion entre l’art moderne et l’art contemporain. Sur l’art contemporain, le fédéral peut éventuellement voir si on peut aider la Région bruxelloise, c’est a Didier Reynders a examiner cela. Mais que la Région bruxelloise voit aussi si elle a des sponsors privés. ON sait qu’il faut s’adosser à un sponsor privé pour ce genre de conception nouvelle d’art contemporain. On ne va pas prendre les toiles du fédéral pour un nouveau projet contemporain à Bruxelles : le fédéral s’occupe déjà de cela.

Martin Buxant, L’Echo, 12 décembre 2014

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Bruxelles mise sur ‘la qualité architecturale’

Faut-il dans une ville qui reste trop souvent frileuse à l’égard de l’architecture contemporaine, construire des bâtiments « iconiques » qui deviendraient des repères dans la ville ?

« La seule finalité d’un bâtiment ne peut être de devenir une icone, répond Kristiaan Borret, mais un bâtiment peut avoir cette fonction iconique dans le cadre d’un projet plus large de développement. Je pense d’abord à la zone du canal, un enjeu très important pour l’avenir de la région et sur lequel j’espère pouvoir agir durant les cinq ans de mon mandat ».

On a parlé de construire un bâtiment iconique à la porte de Ninove ou de faire du magasin Citroën un musée d’Art moderne. « Cela peut avoir tout son sens à la porte de Ninove où on créera aussi un parc, et cela a un sens aussi de faire quelque chose du Citroën. Je ne crois pas qu’il faille mettre le musée d’Art moderne dans le parc du Cinquantenaire. Il aurait son sens dans un quartier en pleine rénovation comme le canal. Mais je ne me prononce pas plus avant. »

Bruxelles mise sur ‘la qualité architecturale’.

Guy Duplat. La Libre. 12 décembre 2014

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NOTE DE POLITIQUE GÉNÉRALE. 2015

CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DE BELGIQUE, 8 décembre 2014, NOTE DE POLITIQUE GÉNÉRALE. La Politique scientifique

LA POLITIQUE SCIENTIFIQUE PASSE LA VITESSE SUPÉRIEURE

Introduction

La politique scientifique englobe la recherche scientifique fondamentale et appliquée, mais également les collections d’objets d’art et d’histoire naturelle, les artefacts, livres et documents. Une politique scienti- fique bien étayée peut former un moteur du pays et, par une collaboration internationale énergique, susciter une réelle dynamique. Les points d’action d’une telle politique scientifique globale dynamique en 2015 comprennent entre autres: devenir un acteur entreprenant à l’échelle nationale, mais également régionale et internationale; nouer des alliances avec d ’autres établissements scientifiques, le monde de l’enseignement et des entreprises; organiser une concurrence constructive entre les différents acteurs scientifiques; opter résolument pour le développement du talent et les industries créatives et favoriser l’intégration active des instituts dans leur environnement.

A. — LES ÉTABLISSEMENTS SCIENTIFIQUES FÉDÉRAUX

1. Recherche

Par notre politique, nous renforcerons la position des Établissements Scientifiques Fédéraux (ESF). Ils seront le moteur de la politique scientifique. Nous nous engageons fortement au profit de la recherche fondamentale. Les ESF, à leur tour, doivent pouvoir affirmer leur statut d’organismes modernes et d’inter- locuteurs crédibles.

La collaboration entre les ESF améliorera leur efficience et leur performance, mais renforcera également leur expertise scientifique ainsi que leur savoir destiné au grand public. L’exposition en cours aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire, consacrée à l’art rupestre de la grotte de Lascaux, est un bel exemple de col- laboration entre cet ESF, l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique et un partenaire privé étranger. L’exposition présente les collections archéologiques et atteste des connaissances scientifiques des deux établissements. On s’efforcera de développer le par- tage des connaissances dans le même état d’esprit. Les ESF deviendront des plates-formes de rencontres et d’échanges d’informations entre établissements scientifiques et autres institutions.

J’ai déjà lancé la concertation avec les ESF afin de fixer leurs priorités. J’évaluerai les résultats de ce questionnaire en 2015 et l’implémenterai si nécessaire.

2. Numérisation

Les musées fédéraux détiennent de vrais trésors scientifiques et culturels. Mais tant qu’ils ne sont pas consultables sur Internet, ils sont pour ainsi dire inexis- tants pour l ’ensemble de la société.

L’implémentation du programme Digit 03 sera poursuivie, de façon à accélérer le processus de numérisa- tion des collections fédérales. Il facilite la consultation et garantit surtout la protection d’œuvres et de pièces fra- giles ou anciennes. Je songe notamment aux nombreux manuscrits et enluminures précieux de la Bibliothèque Royale de Belgique.

Le système Open Access vise à mettre en ligne les publications scientifiques afin qu’elles soient consultables plus facilement et par le plus grand nombre. En cas d’évaluation positive, le projet pilote sera encore étendu en 2015 à d’autres ESF, pour que leurs publications puissent également être mises en valeur et les résultats de recherches diffusés de façon plus ciblée.

3. Collaboration internationale

Les ESF contribuent au rayonnement international de notre patrimoine scientifique et culturel. L’Institut Royal du Patrimoine Artistique se profile comme un acteur international qui collabore également avec les instituts des autres niveaux de politique en Belgique. Le projet de restauration de l’Agneau Mystique illustre parfaitement l’encadrement efficace mené par des spécialistes nationaux et internationaux. Le processus de restauration au musée des Beaux-Arts de Gand est en outre visible par le grand public, ce qui crée une plus-value éducative, mais aussi publicitaire.

Les ESF qui ont une fonction muséale lanceront des projets d’exposition s’appuyant sur leurs propres collections, dont la spécificité et la haute qualité sont reconnues. Ces projets artistiques belges doivent également pouvoir être exposés par des musées étrangers. Cela renforcera l’image des ESF et permettra de réaliser des économies financières. Des colloques consacrés à des sujets pour lesquels les chercheurs des ESF sont réputés mettront le travail scientifique des chercheurs des différents ESF en valeur à l’échelle internationale. (…)

4. Activités pour le public

La recherche fondamentale et la recherche appliquée ont une valeur économique, mais également sociétale. Elles aboutissent à des réalisations qui améliorent à la fois la cohésion et les conditions de vie matérielles de la société. Les sciences humaines jouent ici un rôle de premier plan: elles renforcent l’être intérieur au niveau sensoriel, intellectuel et émotionnel.

Les Établissements Scientifiques Fédéraux doivent assumer des missions sociales et légales. L’ouverture au public en est une, et non des moindres. Les groupes plus précaires doivent continuer à pouvoir compter sur cette attention spécifique.

Cette ouverture au public peut prendre différents visages. Communication, promotion, marketing, contacts avec la presse et relations publiques, éducation, diffusion d’informations, muséologie, accueil, tourisme, événements: autant de domaines qui en font partie. Ils amènent le visiteur à réfléchir sur le patrimoine, la nature, l’art et la culture, dans un esprit d’humanisation et de création de sens. Ces deux notions sont étroitement imbriquées à la fois dans l’enseignement, la recherche et la société. Les ESF détiennent à ce niveau les connaissances requises. J’inciterai les ESF en 2015 à poursuivre leur ouverture au public, dans un cadre budgétaire plus restreint. Les grands événements publics de qualité permettent aux initiatives plus modestes de continuer à vivre. Avec les directeurs des ESF, je veillerai à ce que les moyens disponibles à des fins éducatives soient affectés de façon rationnelle. Le questionnement critique quant à la finalité des activités doit être permanent.

5. Patrimoine immobilier

Les bâtiments hébergeant les différents Établissements Scientifiques Fédéraux sont des témoins de l’histoire et de la grandeur de notre pays, mais leur état actuel est souvent déplorable. Le patrimoine classé doit être restauré aussi rapidement que possible. Nous avons l’obligation de protéger ce patrimoine pour les générations actuelles et ultérieures, afin de pouvoir à nouveau exposer et conserver sans risque les œuvres d’art, documents, objets de sciences naturelles et autres. Ainsi épargnés des contrariétés, les visiteurs et les membres du personnel pourront consacrer leur attention aux pièces d’exposition de valeur. Une première réunion avec le ministre chargé de la Régie des Bâtiments, consacrée à cette problématique, a déjà eu lieu.

L’accord de gouvernement stipule en outre que “La rénovation et l’entretien des infrastructures de valeur existantes ont priorité sur les nouvelles initiatives.”

Le problème d’un musée d’art moderne, contemporain et actuel est connu de tous. Le musée existant a été fermé et vidé de son contenu en 2011. Cette décision était injustifiée: les artistes ont soudainement perdu une scène importante et le public, une collection appréciée. Plusieurs pistes sont aujourd’hui envisagées et avan- cées dans les médias: mais pour moi, celles d’autres bâtiments, considérés comme des enveloppes plus importantes que les collections qu’ils sont censés abriter, ne sont pas une priorité. Elles ne reposent pas sur une recherche préparatoire fondée de l’investissement initial et des coûts d ’exploitation ultérieurs. C ’est pourquoi on examine de quelle façon la collection d’art moderne des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique pourrait de nouveau être intégrée dans ses bâtiments.

La préservation du patrimoine architectural de valeur ne va pas sans rénovation ni modernisation. Le Musée Royal d’Afrique Centrale en est un excellent exemple. Cet établissement prépare impatiemment sa réouverture en 2017, après des années de préparation fertile. Cet institut renommé a développé une vision claire pour traduire ses idées envers le grand public. Il montre qu’un ESF est en mesure de mener à bien un projet complexe par le biais d’une méthode bien planifiée.

L’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique procède à la rénovation systématique de ces salles en suivant une vision bien établie.

6. Situation financière et perspectives

Décidée à continuer d’assumer ses engagements financiers envers la politique scientifique, l’autorité fédé- rale ne peut néanmoins cacher qu’il faudra se montrer plus parcimonieux envers les moyens publics. Je suis malgré tout convaincue que des mesures judicieuses permettront d’améliorer la qualité et l’efficacité de la recherche et de l’ouverture au public.

En faisant une nouvelle fois confiance au secteur privé, je compte à nouveau encourager sa participation au financement de la politique scientifique. Par des accords administratifs, les ESF seront entraînés à prendre des initiatives en ce sens. Dans ce cadre, je veux valoriser le mécénat par un positionnement plus constructif des autorités fédérales et des ESF.

Les canaux de financement traditionnels, comme le sponsoring et le sponsoring médiatique, devraient idéalement évoluer vers des partenariats structurels durables basés sur le long terme. La confiance mutuelle peut être mieux soutenue et en sortir renforcée.

Une forme plus modeste de collecte de fonds, comme la méthode de crowdfunding, ouvre des opportunités pour impliquer davantage le grand public au fonctionne- ment des Établissements Scientifiques Fédéraux. Une étude du bureau de consultance KPMG du 27 novembre dernier en a d’ailleurs révélé le potentiel.

7. Le SPP Politique Scientifique et les Établissements Scientifiques Fédéraux

Supprimer le Service Public de Programmation Politique Scientifique ne signifie nullement rogner sur la recherche scientifique, bien au contraire.

Nous voulons tisser une relation de confiance entre les autorités fédérales et leurs instituts scientifiques. En ce sens, nous supprimons des structures adminis- tratives superflues et évoluons vers des organisations modernes et transparentes. Par les accords administratifs conclus à cet effet, nous accordons l’autonomie nécessaire en échange d ’objectifs clairement définis. Nous faisons ainsi confiance au management pour mener une politique rationnelle. En outre, l’expertise du personnel sera pleinement estimée et mise en valeur.

Un dialogue avec les directeurs généraux des Établissements Scientifiques Fédéraux nous permettra de dresser l’état de leur fonctionnement, leurs ambitions, leurs besoins et leurs préoccupations. La spécificité de chaque ESF sera respectée. Ils auront la possibilité de devenir des instituts du XXIe siècle et d’optimaliser leur ancrage sociétal. Nous attendons surtout de chaque direction des efforts pour résoudre ensemble les problèmes, faire prospérer chaque établissement et en améliorer la performance. C’est une nette rupture avec le passé.

(…)

Conclusion

La politique scientifique fédérale se trouve devant de grands défis. Des choix clairs exprimés dans cette note de politique permettront, avec le soutien de tous les ac- teurs, d’opérer à court terme le revirement nécessaire. Il doit être clair pour chacun que la politique scientifique est une priorité pour ce gouvernement.

La secrétaire d’État à la Politique Scientifique, Elke SLEURS

 

http://www.dekamer.be/FLWB/PDF/54/0588/54K0588036.pdf

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Sleurs et le futur musée : pas au Citroën, plutôt rénover

Elke Sleurs (N-VA), la secrétaire d’Etat à la Politique scientifique, responsable entre autres des ESF, établissements scientifiques fédéraux (les grands musées, etc.) a envoyé lundi soir sa “Note de politique 2015”, intitulée “La Politique scientifique passe la vitesse supérieure”. On attendait un exposé plus précis, établissement par établissement, des annonces sur les procédures de nominations urgentes, etc. Mais la note reste souvent générale et Elke Sleurs renvoie la balle à 2015 avec des éléments plus précis qui seront pris sur la base d’une concertation entamée avec chaque ESF :
“J’ai déjà lancé la concertation avec les ESF afin de fixer leurs priorités. J’évaluerai les résultats de ce questionnaire en 2015 et l’implémenterai si nécessaire”.Le Futur musée. La question épineuse de l’implantation du futur nouveau musée d’Art moderne est abordée. On sait que la Région bruxelloise le veut au garage Citroën, près du Canal ; l’ancien ministre Stefaan De Clerck, président de Proximus, lançait la piste du palais de justice ; l’ancien bâtiment Vanderborght est aussi en piste. Mais Elke Sleurs balaie pour l’instant ces pistes “des médias” et privilégie celle de la rénovation des salles du musée actuel des Beaux-Arts (elle doit pour cela avoir l’appui de Jan Jambon, N-VA, responsable de la Régie des bâtiments). Elle écrit, sans citer le Citroën : “Le problème d’un musée d’Art moderne, contemporain et actuel, est connu de tous. Le musée existant a été fermé et vidé de son contenu en 2011. Cette décision était injustifiée : les artistes ont soudainement perdu une scène importante et le public, une collection appréciée. Plusieurs pistes sont aujourd’hui envisagées et avancées dans les médias : mais pour moi, celles d’autres bâtiments, considérés comme des enveloppes plus importantes que les collections qu’ils sont censés abriter, ne sont pas une priorité. Elles ne reposent pas sur une recherche préparatoire fondée de l’investissement initial et des coûts d’exploitation ultérieurs. C’est pourquoi on examine de quelle façon la collection d’art moderne des musées royaux des Beaux-Arts de Belgique pourrait de nouveau être intégrée dans ses bâtiments”.Le ministre- président de la Région bruxelloise, Rudi Vervoort (PS), a réagi: “Nous mettrons sur pied un Musée d’art moderne et contemporain, le long du canal, avec ou sans le fédéral”, nous a-t-il dit.

(…)

Réservé aux ABONNÉS.  http://www.lalibre.be/culture/politique/sleurs-et-le-futur-musee-pas-au-citroen-plutot-renover-5487030035707696bb016700

GUY DUPLAT. La Libre.  09 décembre 2014 

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Le mythique collectionneur flamand s’expose

(…) Le Tri Postal à Lille, près de la gare de Lille Europe, propose une formidable exposition de 150 œuvres contemporaines choisies parmi les 4000 œuvres de 18 collectionneurs venus de la seule grande région de Courtrai. Les immenses espaces du Tri Postal sont propices à ces œuvres souvent de grandes dimensions. On y retrouve Francis Alÿs, Michael Borremans, Gerhard Richter, Joseph Beuys, Louise Bourgeois, Thomas Schütte, Mike Kelley, Paul McCarthy, Dan Graham, Wim Delvoye, et tant d’autres (80 artistes) (lire ci-contre). Impressionnant. Comme pourrait être le musée d’art contemporain que nous n’avons pas. (…)

Les premiers exemples

Pourquoi tant de collectionneurs en Flandre et quelles sont leurs caractéristiques ? Il n’y a pas de réponses simples. Certes, la Flandre a une vielle tradition d’art et de collections depuis les Primitifs et Rubens. La Flandre catholique compte aussi bien plus de collectionneurs que les Pays-Bas protestants où on répugne à afficher sa richesse mais où fleurissent de très grands musées publics que la Belgique n’a pas. À part le Smak, sous l’impulsion de Jan Hoet, l’État a très peu investi dans l’art contemporain et quasi rien à Bruxelles et Liège.

(…) Philiep Libeert  juge qu’il n’y a « aucune vision en Belgique » et que, s’il doit un jour donner des œuvres, ce sera à la Tate. Lieven Declerck a déjà réglé tout et légué sa collection à ses enfants. Aucun musée belge ne pourra plus acquérir des collections pareilles. Raison de plus pour voir à Lille ce que Tanguy Eeckhout appelle « cette audace mentale, ce sentiment qu’ils ont de vivre pleinement l’aventure du monde de l’art avec la découverte de nouveaux talents (devenus entre-temps des vedettes) et d’être les premiers à acquérir leurs œuvres ».

 

Passions secrètes, collections privées flamandes, au Tri Postal à Lille, jusqu’au 4 janvier.  Infos: http://www.lille3000.eu

Le mythique collectionneur flamand s’expose.

GUY DUPLAT,  La Libre, vendredi 10 octobre 2014.

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L. Onkelinx, 4e ministre d’un Musée d’art moderne fermé

Musée sans Musée a écrit à Madame Onkelinx, le 1er octobre 2014

 

Madame la Ministre,

Vous êtes depuis peu et sans doute pour peu de temps encore, chargée de la Politique scientifique.

Vous êtes donc la ministre de tutelle des “musées fédéraux”, parmi lesquels les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Vous savez qu’au sein des Musées royaux se trouve un Musée d’art moderne fermé. Votre tutelle s’exerce donc sur un musée fermé ; de même, son directeur dirige un musée qu’il a pris l’initiative de fermer.

C’était en février 2011.

Depuis cette date, vous êtes la quatrième ministre en charge de la politique scientifique.

Depuis cette date, le public n’a accès qu’à une maigre sélection d’oeuvres des collections des 20e et 21e siècles.

Depuis trois ans et demi, les élèves et étudiants n’ont d’autres possibilités que de visiter des expositions ou musées onéreux et/ou loin de Bruxelles. Les collections des MRBAB ne seront réalistement pas exposées dans leur ensemble avant 2 ou 3 ans. Enfants et jeunes resteront donc pendant un cycle entier d’étude sans contact sensible avec l’art de ce temps et des décennies précédentes.

Par la fermeture du Musée d’art moderne et l’occultation des collections, les Musées royaux ne remplissent pas leur mission de service public au service des publics. Ils dérogent à leurs missions essentielles de présentation des oeuvres et de leur médiation.

Depuis février 2011, le collectif Musée sans Musée déplore cette situation consternante. Il demande le redéploiement immédiat et permanent de l’art des 20e et 21e siècles, quelles que soient les options futures,
ainsi qu’un large débat avec tous les partenaires concernés.

Musée sans Musée sollicite de votre part, Madame la Ministre, d’affirmer clairement et fermement que les publics sont au centre de vos préoccupations et que l’accessibilité de l’ensemble des collections reste une priorité.

Veuillez croire, Madame la Ministre, à l’assurance de notre considération distinguée.

 

P.S.         Ce courrier et la réponse que vous voudrez bien lui apporter seront communiqués à la presse. Ils seront publiés sur museesansmusee.wordpress.com, sur museumzondermuseum.wordpress.com et sur www.facebook.com/msm.mzm.

 

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« Bruxelles a quasi acheté le futur musée d’art moderne »

COLLEYN MATHIEU. La Libre. 03 septembre 2014. 

 

Commentaire de MsM :

1. Inscrire – au crayon – que l’ouverture est prévue en 2017… 

2. Retenir que « Tout est encore à discuter ».

3. Savoir que la finalisation de ce projet dépendra de la bonne entente entre la Région et le fédéral

4. Observer que  l’objectif est de développer le tourisme dans la capitale… 

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