Archives de Catégorie: Interventions politiques

Sénat : le Ministre Magnette répond à une question de Bert Anciaux (sp.a)

Question écrite n° 5-6902  (posée en néerlandais) de Bert Anciaux (sp.a) du 24 aôut 2012 au ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes :

Selon un article du journal « De Morgen », la collection d’art moderne des MRBAB sera bientôt hébergée au Dexia Art Center. Un nouveau bâtiment est prévu à plus long terme. Le journal tire ses informations de sources proches du dossier.

Cette nouvelle m’étonne. En réponse à une question écrite (5-5696), on affirmait que la collection d’art moderne devrait bientôt occuper une aile plus vaste (appelée « extension ») des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (MRBAB) dès les travaux achevés par la Régie des Bâtiments. J’en avais déduit que les travaux battaient déjà leur plein. Par ailleurs, une étude des MRBAB indique que le Dexia Art Center ne répond pas aux conditions requises pour abriter un musée d’art moderne.

1. Le ministre peut-il confirmer l’information selon laquelle la collection d’art moderne sera (momentanément) abritée par le Dexia Art Center ? Qui a pris la décision ? Comment et en fonction de quels arguments l’a-t-on décidé ? Quand pense-t-on procéder au transfert et à l’ouverture ?

2. Comment cette décision se concilie-t-elle avec l’affirmation antérieure que la collection serait hébergée dans une aile des MRBAB ? Pourquoi a-t-on renoncé à ce projet ?

3. Comment cette décision se concilie-t-elle avec l’étude des MRBAB concluant que le Dexia Art Center ne répond pas aux conditions requises pour abriter un musée d’art moderne ? Quels sont les motifs mentionnés dans l’étude et comment pense-t-on y remédier ?

4. L’article affirme qu’un nouveau bâtiment sera bientôt érigé. Quelles sont les possibilités et les idées envisagées ?

Réponse (du ministre) reçue le 10 octobre 2012 :

L’honorable membre trouvera ci-après la réponse à sa question.

En prenant mes responsabilités ministérielles, je me suis directement impliqué dans ce dossier, et décidé d’affecter à l’Art moderne et contemporain une surface d’exposition suffisamment importante afin que le public puisse de nouveau avoir accès à une grande partie de ces œuvres, sans devoir attendre dix à quinze ans la création d’un nouveau musée.

Parallèlement aux consultations menées auprès des acteurs de monde de l’art, une étude est en cours sur les implications, surtout financières, des choix d’implantation possibles. Il est apparu que cinq à sept millions seraient nécessaires pour un redéploiement provisoire du Musée d’Art moderne dans les « Extensions », soit un financement à perte puisque que ces salles devront ensuite subir, comme prévu, de très importants travaux de rénovation.

En accord avec la Régie des Bâtiments, je me suis alors tourné vers le Dexia Art Center, ex-établissement Vanderborght, près de la Grand-Place. Si cet espace doit finalement être retenu pour y installer le ModernLab, en préfiguration du futur musée d’art moderne et contemporain, un partenariat avec la Ville de Bruxelles, propriétaire des lieux, sera conclu afin de pouvoir procéder aux investissements minimum nécessaires (sécurité, électricité, etc.), répondant aux exigences d’un musée d’art moderne.

Une telle opération est conforme aux projets de redéploiement des collections des établissements scientifiques fédéraux, tel que prévus dans le nouveau contrat d’administration 2012-2015 de la Politique scientifique fédérale.

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Sénat 27/3/2012 : La fermeture de la section « Art Moderne »

Question écrite de Bert Anciaux (sp.a) du 28 février 2012 au ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes « La fermeture de la section « Art Moderne » des Musées royaux des Beaux-Arts à Bruxelles »

Question n° 5-5696 du 28 février 2012 : (Question posée en néerlandais)

La fermeture de la section Art Moderne des Musées royaux des Beaux-Arts à Bruxelles, qui est intervenue voici un an, cause une grande agitation. Ainsi,des actions de protestation sont menées tous les mois et les articles publiés par la presse au sujet de cette fermeture nuisent fortement à l’image des établissements scientifiques fédéraux. La fermeture de la section Art Moderne n’est qu’un exemple des décisions radicales prises par le directeur général des Musées royaux des Beaux-Arts, également directeur général ad interim des Musées royaux d’Art et d’Histoire. Ce directeur ne cesse de faire part de ses nouvelles idées et décisions à la presse. Il semble que ce fonctionnaire ad interim puisse prendre les décisions ad hoc sans la moindre concertation et en toute indépendance.

Le ministre peut-il expliquer comme se déroule la procédure normale de décision d’un directeur général et directeur général ad interim ? Les Musées royaux des Beaux-Arts sont régis par un comité de direction, un comité exécutif et un conseil scientifique. Dans quelle mesure lesdits conseil de direction, comité exécutif et conseil scientifique sont-ils associés aux décisions ? Quelles sont les compétences légales du comité de direction, du comité exécutif et du conseil scientifique ? Qui siège respectivement dans le conseil de direction, le comité exécutif et le conseil scientifique et quelles sont les fonctions précises de ces personnes au sein et/ou en dehors de l’établissement ? Sur quelle base les intéressés sont-ils choisis et pour quelles raisons les a-t-on fait siéger dans le conseil de direction, le comité consultatif et le conseil scientifique ? La désignation de chacun de ces membres a-t-elle été publiée au Moniteur belge ? Depuis quand chacune de ces personnes siège-t-elle respectivement au conseil de direction, au comité exécutif et au conseil scientifique ? Quelle est la durée des mandats de chacun des membres du conseil de direction, du comité exécutif et du conseil scientifique ? Les mêmes personnes peuvent-elles siéger dans le conseil de direction, le comité exécutif et le conseil scientifique ? Dans l’affirmative, le ministre juge-t-il normal que le droit de décision soit centralisé auprès d’un groupe réduit de personnes ?

Réponse du ministre Magnette  reçue le 27 mars 2012 :

Le directeur général des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (MRBAB) a reconnu une erreur en termes de communication, celle de ne pas avoir réussi à faire passer le message que la fermeture du Musée d’Art Moderne ne signifiait pas la disparition de l’art du XXème siècle des cimaises puisqu’une partie des œuvres ont été redéployées sur les deux étages du Patio, à proximité du Forum, au cœur des MRBAB.

Les collections devraient cependant bientôt occuper un espace plus grand situé dans une aile de l’établissement, appelée « extension », une fois les travaux achevés par la Régie des Bâtiments, à la suite de contacts pris entre mon Cabinet et celui du Secrétaire d’État en charge de la Régie. C’est bien évidemment une solution provisoire en attendant la création d’un nouveau musée d’Art moderne et contemporain qui constitue mon projet de prédilection. Je suis conscient qu’il s’agit là d’un projet à long terme dont la réalisation devrait couvrir une période de 10 à 15 ans.

La fermeture du Musée d’Art moderne avait été notifiée dans le plan de management du directeur général des MRBAB et communiquée au Président du Comité de direction du SPP Politique scientifique et, me dit-on, à mon prédécesseur ayant les établissements scientifiques fédéraux (ESF) dans ses compétences.

Ni le Conseil de direction ni le Conseil scientifique ne peuvent se prévaloir d’aucune compétence sur la question de la fermeture. Il s’agit d’une décision prise en interne par le directeur général, en accord avec le programme qu’il avait établi, et qu’il a mise en œuvre via les responsables des services concernés.

Contrairement au Comité exécutif (réunissant tous les chefs de services) qui est informel, le Conseil de direction et le Conseil scientifique sont dotés d’une base légale.

Les membres du conseil de direction siègent ès qualité, tant qu’ils sont en fonction : ce sont le directeur général et les chefs des différents départements de l’ESF qui seront bientôt remplacés par les directeurs opérationnels et d’appui.

Le Conseil scientifique est composé, pour moitié, des membres du conseil de direction et, pour moitié, de personnalités scientifiques externes à l’établissement appartenant au monde académique ou scientifique ayant une expérience en rapport avec les missions de l’établissement. Ces membres externes, comptant autant de francophones que de néerlandophones, sont nommés par le Roi sur proposition du Ministre, sur base des noms repris sur la liste double établie par le directeur général de l’établissement. Les membres externes ont un mandat de quatre ans renouvelable.  Le président du Conseil scientifique est choisi parmi eux, et la vice-présidence revient de droit au directeur général.  Les arrêtés de désignations sont publiés au Moniteur belge.

De plus, la commission de gestion est composée de membres, nommés par le ministre, pour un mandat de quatre ans (renouvelable). Les arrêtés de nomination sont publiés au Moniteur belge. Certains membres siègent avec voix délibérative, d’autres avec voix consultative : le directeur du conseil scientifique et le secrétaire choisi par les membres du personnel du Service public de programmation (SPP) ou de l’établissement.

Les membres avec voix délibérative sont :

  • les membres de droit (le directeur général de l’ESF, qui en est le vice-président, et le comptable);
  • un membre du personnel scientifique de l’établissement, choisi par le directeur général dans l’autre rôle linguistique que le sien;
  • deux membres désignés par le Président du comité de direction du SPP, un fonctionnaire de la classe A4 qui devient le président de la commission, et un agent de niveau 4 appartenant au service financier;
  • quatre experts externes (deux francophones, deux néerlandophones) ayant une expérience en management : deux d’entre eux sont choisis directement par le ministre et les deux autres sur base de la liste double établie par le directeur général.

Requalification  : demande d’explications 5-1974

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Sénat 27/3/2012 : La réorganisation des musées fédéraux

Question de Bert ANCIAUX (sp.a)  au ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes : « Les plans de grande envergure relatifs à la réorganisation des musées fédéraux bruxellois »

Question n° 5-5700 du 28 février 2012 : (Question posée en néerlandais)

Dans De Standaard et dans La Libre Belgique du 10 février 2012, le ministre s’exprime pour la première fois sur l’avenir des musées fédéraux. Comme le laisse supposer le titre de l’article publié par De Standaard « En als we hier nu eens een Louvre maken ? » (Et si nous créions un musée du Louvre?), il envisage un projet de grande envergure – voire, selon certains, mégalomane – qui doit principalement se situer dans le quartier du Mont des Arts. Il s’agit d’un musée d’Art moderne et contemporain, consolidé par la collection d’art de Dexia, à installer au sein du bâtiment occupé par la Cour constitutionnelle (renseignements pris, il semble que les services concernés n’en soient absolument pas au courant!); un musée des Primitifs flamands à Rubens pour lequel aucun lieu n’est renseigné ; un musée Fin de Siècle qui ouvrira en novembre dans les MRBA à Bruxelles ; un musée art nouveau dans le bâtiment Old England (MIM) ; un musée Magritte déjà abrité par les MRBA à Bruxelles. Le MIM doit ensuite déménager vers le Dexia Art Center tout près du Théâtre de la Monnaie, où « une Cité de la Musique » peut voir le jour. Dans ce scénario, le MRAH devrait être comparable au Quai Branly parisien. Le ministre déduit « de ses contacts » que l’idée de travailler avec une structure centrale gagne du terrain . Il ressort des deux interviews que le directeur général ad interim serait à l’origine de cette idée. En effet, une semaine plus tôt, il avait annoncé un scénario semblable pour les musées fédéraux dans Le Soir (4 février 2012). De plus, les initiatives prises par le directeur ad interim dans cette fonction pour empêcher la poursuite du projet des salles art nouveau et art déco belge, correspondent parfaitement à la façon de voir à laquelle le ministre souscrit à présent.

À quel point le ministre juge-t-il ces projets réalistes ? Comment entrevoit-il la division des grands musées en petits d’un point de vue structurel ? Indépendamment du coût de la rénovation et l’aménagement des bâtiments, le ministre est-il réellement convaincu que le fonctionnement des différents sites permettra de générer des économies ?

Le ministre a-t-il une idée du nombre d’années qui seront nécessaires pour réaliser ce projet ? Les collections qui doivent être abritées ailleurs, ne pourront-elles entre-temps être accessibles au grand public ? Pour la section art moderne et contemporain, le ministre a élaboré une solution provisoire mais la collection art nouveau ne sera-t-elle pas accessible au grand public durant toutes ces années?

Le ministre a-t-il une idée globale des coûts de l’ensemble du plan ? Celui-ci concerne en effet l’aménagement d’un espace muséal au sein de la Cour constitutionnelle, la transformation du musée des instruments de musique en musée d’art nouveau, la rénovation du Dexia Art Center et le réaménagement du MRAH. Le site du parc du Cinquantenaire est confronté à de graves problèmes étant donné qu’il a été négligé par l’autorité durant des années, problèmes auxquels il convient de remédier d’urgence car les œuvres d’art sont en réel danger. Le ministre compte-t-il attendre ?

Le ministre présentera-t-il un plan par étapes sur la réalisation de ce projet à grande échelle ?

Juge-t il raisonnable de fermer, douze ans après son ouverture, un musée aussi populaire que le MIM qui a accueilli 150 000 visiteurs en 2011 ? Il faut savoir que la restauration et l’aménagement spécifique du musée des instruments de musique, en ce compris l’aménagement d’une salle de concert, a coûté près d’un milliard de francs belges!

Le ministre ne juge-t-il pas préférable d’exécuter maintenant ce qui peut l’être avant d’élaborer des plans sauvages dont il est manifeste qu’ils ne sont que pure spéculation et ne seront jamais concrétisés, ne fût-ce que pour des raisons budgétaires ?

Le ministre estime-t-il qu’il est réaliste de tout concentrer autour du Mont des Arts au détriment d’autres sites importants, par exemple celui du MRAH (site du parc du Cinquantenaire), pour ainsi dire démantelé par ce projet et dont la survie est lourdement hypothéquée ?

Qu’en est-il de l’ancrage historique de la collection art nouveau du parc du Cinquantenaire dont les premiers achats datent de 1894 et s’inscrivent dans une politique muséale destinée, tant à l’époque qu’actuellement, à donner une image complète des arts décoratifs de nos régions à partir du 11ème siècle ?

Le ministre n’estime-t-il pas que montrer la collection art nouveau du MRAH au parc du Cinquantenaire serait une option moins compliquée ? Elle est abritée historiquement dans le bâtiment, sur le site de grandes expositions internationales de la fin du 19ème siècle, où se trouve également le pavillon Horta-Lambeau, à l’état d’abandon, tout près du square Ambiorix et de l’avenue Palmerston qui abritent d’importants bâtiments art nouveau (entre autres Horta) et à proximité de la maison Cauchie et du Palais Stoclet ? Est-il réaliste de vouloir vider le centre ville bruxellois et faire du parc du Cinquantenaire un pôle d’attraction touristique supplémentaire ?

Réponse du Ministre Magnette reçue le 27 mars 2012 :

Mes projets de modernisation des établissements scientifiques fédéraux (ESF) sont ambitieux sans être mégalomanes. J’appréhende sans crainte ce chantier, comme je l’ai déjà dit en Commission de la Chambre lors de la présentation de ma note de politique générale avant que la presse ne rende compte de mes propos.

Mon ambition s’inscrit dans la continuation des actions déjà entreprises par les ESF, comme par exemple :

  • l’inauguration le 20 octobre 2010 par la Bibliothèque royale de Belgique du LIBRARIUM, un espace permanent de découverte des cultures du livre et de l’écrit ;
  • la rénovation et l’intégration en 2003 des hôtels Gresham et Argenteau (les 7 et 9 de la rue du Musée) aux autres constructions qui composent les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (MRBAB), et l’ouverture en 2009 du Musée Magritte ;
  • la rénovation en 2007 de la « Galerie des dinosaures » (la plus grande d’Europe) à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique et l’ouverture, en 2009, de la « Galerie de l’Evolution » afin de commémorer le 200ème anniversaire de la naissance de Charles Darwin, et les 150 ans de la première parution de son ouvrage emblématique « De l’Origine des Espèces ».
  • • L’acquisition par l’Observatoire royal de Belgique, à l’occasion de l’Année Internationale de l’Astronomie 2009, d’un planétaire numérique permettant d’accueillir les visiteurs dans une salle de projection totalement reconfigurée, disposant d’un équipement de pointe constitué par huit vidéoprojecteurs de dernière technologie couvrant l’entièreté du dôme ;
  • d’autres projets sont en phase de concrétisation comme le master plan au Musée royal d’Afrique centrale et la création du musée Fin-de-siècle museum (titre de travail).

La deuxième phase de modernisation que je souhaite mettre en œuvre vise à donner plus de visibilité aux riches collections « Art nouveau » de nos ESF. Le rayonnement international de ce style emblématique de la Belgique n’est plus à démontrer. Sa présentation serait mise en valeur et son attractivité accrue si le musée Fin-de-siècle museum et le musée « Art nouveau » (situé dans un bâtiment de même style, le « Old England ») formaient à terme un seul et même parcours.

Par ailleurs, je suis convaincu de l’idée de créer une « cité de la musique au cœur de Bruxelles, au Dexia Art Center ex établissements Vanderborght, en accord avec la Ville propriétaire des lieux. Ce bâtiment hébergerait à terme les collections du Musée des instruments de musique et les deux étages supérieurs pourraient être occupés par le Théâtre royal de la Monnaie, donnant ainsi aux deux institutions la possibilité de créer et d’exploiter de nouvelles synergies.

Le point faible des Musées royaux d’Art et d’Histoire est sans conteste son manque d’identité. Sa fréquentation relativement faible en témoigne. Ses collections recèlent pourtant de véritables trésors. Mon but est d’y créer un musée des Civilisations qui mettrait en exergue les influences des autres civilisations dont a bénéficié l’Europe et la manière dont elle a pu les faire rayonner. Ce serait un musée unique au monde auquel pourrait contribuer le Musée royal d’Afrique centrale.

De plus, je suis d’avis que Bruxelles a besoin d’un musée d’art moderne et d’art contemporain. Ce musée pourrait valoriser, outre les collections « art moderne » et « art contemporain » des MRBAB, la collection art de Dexia Banque Belgique, première collection privée de Belgique, qui, si elle était mise en dépôt au terme d’une convention, doterait Bruxelles d’un important musée d’Art moderne et contemporain avec, comme fil conducteur, la création belge. On aurait ainsi quelques grands musées axés sur nos points forts : les primitifs flamands, le « Fin de siècle », l’art nouveau, l’art moderne et contemporain et le musée Magritte.

Comme je l’ai déjà dit, je veillerai par ailleurs à ce que la collection d’art moderne soit entretemps accessible aux visiteurs aux MRBAB et à ce que les redéploiements et les décloisonnements des collections ne viennent pas compliquer la recherche effectuée sur les œuvres ni mettre en danger leur bonne conservation.

Evidemment, tous ces projets ont un prix qui pourrait être amorti par la réputation de « ville de musées » que Bruxelles pourra acquérir et par l’attractivité touristique qu’une telle image peut générer. Dans l’immédiat, et plus concrètement, les directeurs discutent de ce qui pourrait être mutualisé pour les dix ESF et géré par l’administration de la Politique scientifique fédérale. Par ailleurs, des projets de recherche pourraient être menés, par pôle, et/ou en collaboration avec nos universités. Les économies drastiques qu’on pourrait leur imposer pourraient être contrebalancées par le mécénat, le sponsoring et le cofinancement de certaines activités avec le Fédéral (Régie des Bâtiments, Beliris, …), la Région de Bruxelles-Capitale et la Ville de Bruxelles.

Pour toutes ces raisons, je ne peux pas donner, à l’heure actuelle, une estimation précise des coûts de ce projet ambitieux, ni présenter une chronologie précise. Tout au plus, puis-je annoncer à ce stade l’ouverture à la mi-novembre du musée Fin-de-siècle museum. En ce qui concerne l’exposition des collections d’art moderne et contemporain des MRBAB, j’espère pouvoir convaincre la Régie des Bâtiments d’achever en priorité, d’ici un an ou un an et demi maximum, les travaux de désamiantage entamés dans les salles situées derrière le grand hall et appelées « l’extension ».

Enfin la question de la structure administrative (coupole ou fusion totale ou partielle) du pôle « Art » doit être rapidement tranchée afin de progresser plus rapidement dans les projets à plus long terme : définition d’une thématique pour les MRAH, projets concernant l’affectation de bâtiments comme l’Old England et le Dexia Art Center, création d’un nouveau musée d’art moderne et contemporain, …

Requalification : demande d’explications 5-1978

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Chambre des Représentants 18/4/2012

 Questions jointes de

– Mme Muriel Gerkens au ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes, sur « le Musée d’Art moderne de Bruxelles » (n° 9700)

 – M. Jef Van den Bergh au ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes, sur « l’exposition temporaire de la collection d’art moderne » (n° 9989)

 

01.01 Muriel Gerkens (Ecolo-Groen):

Monsieur le ministre, un article paru le 10 février dans La Libre Belgique et De Standaard, nous informait de votre décision d’affecter un espace à l’art moderne  dans l’actuel Musée des Beaux-Arts, et ce dans un délai d’un an et demi. Vous ajoutiez que vous demanderiez à la Régie des Bâtiments que la rénovation de ces salles soit prioritaire.

Dans le même article, vous précisiez votre volonté de créer un nouveau Musée d’Art moderne et contemporain dans un délai de dix ans. Enfin, vous communiquiez encore votre décision de renoncer à la location d’un bâtiment transitoire destiné à abriter les collections modernes. Ces démarches font suite au choix de M. Draguet de retirer les oeuvres modernes et contemporaines au bénéfice d’une section consacrée au XIXe siècle.

Monsieur le ministre, la demande formulée auprès de la Régie des Bâtiments a-t-elle été satisfaite? Quel est l’agenda des travaux en vue de la réinstallation des oeuvres? Pourriez-vous également nous indiquer ce qui a présidé au choix de ces salles et les raisons pour lesquelles le second plateau de 3 000 mètres carrés encore disponible n’est pas utilisé à cette fin? Puis-je enfin vous demander comment vous comptez mener à bien le projet du nouveau Grand Musée d’Art moderne et contemporain de Bruxelles? Je peux d’ailleurs le soutenir dans l’absolu, mais il serait judicieux que ce soit le fruit d’un travail collectif entre les acteurs culturels et le monde politique aussi bien fédéral que bruxellois.

01.02 Jef Van den Bergh (CD&V):

Mijnheer de minister, het bespaart ons wellicht wat tijd als u één antwoord geeft op beide vragen. Mijn vraag gaat inderdaad over hetzelfde onderwerp.

De tentoonstelling van de collectie moderne kunst werd ongeveer een jaar geleden gesloten. De verzamelingen 20e en 21e eeuw liggen sindsdien in de kelders van het museum. Zoals mevrouw Gerkens al zei maakte u op 10 februari uw visie bekend in onder andere De Standaard en La Libre Belgique. U had het toen over een tijdelijke tentoonstelling van de collectie moderne kunst, in afwachting van een nieuw gebouw. Om die tijdelijke tentoonstelling te organiseren zou één tot anderhalf jaar nodig zijn.

U verwierp de mogelijkheid een ander gebouw te huren — er was bijvoorbeeld sprake van het Dexiagebouw — en meende dat in het museum zelf een ruimte van 3 000 tot 5 000m2 moest worden gevonden. U zou de Regie der Gebouwen vragen de renovatie van die zalen prioritair aan te pakken.

Werd er ondertussen definitief beslist opnieuw een collectie moderne kunst in afwachting van een nieuw museum tentoon te stellen in het KMSKB?

Hebt u reeds contact opgenomen met de Regie der Gebouwen? Wat is het resultaat? Hebt u al een gedetailleerd plan van hoe en wanneer de zalen zullen worden gerenoveerd en wat daarvan de kostprijs zal zijn?

01.03 Paul Magnette, ministre:

Madame la présidente, chers collègues, en effet, j’ai indiqué mon souhait que la collection Art moderne des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique soit à nouveau présentée au public dans les plus brefs délais. De fait, il est dommage que cette magnifique collection dont nous disposons reste inaccessible en attendant l’ouverture d’un nouveau musée, dans une dizaine d’années au minimum. Même si une sélection tournante de ces œuvres est organisée, cela reste insuffisant au regard de notre remarquable patrimoine.

Je souhaite également que la collection soit présentée, autant que faire se peut, au sein même du musée, ne fût-ce que pour des raisons d’économies en termes de billetterie, de gardiennage, etc., et pour utiliser le patrimoine existant de l’État plutôt que d’en acquérir d’autres. Il ne serait guère rationnel d’aménager un autre bâtiment alors que des espaces restent disponibles au musée et que leur rénovation est largement entamée. Sauf dans la perspective d’un beaucoup plus grand musée d’art moderne et d’art contemporain, qui appellerait un nouveau bâtiment. Néanmoins, pour présenter ce qui est de la collection existante, il me semble que le bâtiment existant demeure la meilleure option.

Mijnheer Van den Bergh, ik heb dus verschillende Brusselse plaatsen bezocht die de moderne en hedendaagse kunstcollectie zouden kunnen verwelkomen. Het lijkt mij daarbij vanzelfsprekend dat de lokalen die de uitbreidingen worden genoemd en die leegstaan na werken van asbestverwijdering, een perfecte plaats zouden zijn om de collectie voorlopig op te stellen. Die collecties zullen trouwens geen lange weg moeten afleggen om in goede omstandigheden opnieuw te worden geïnstalleerd.

Mijn medewerkers hebben dus contact gehad met de directeur van de strategische cel van de Regie der Gebouwen van de staatssecretaris van de Regie der Gebouwen. Ik heb daarover ook persoonlijk met de staatssecretaris gesproken. Een ontmoeting is weldra gepland.

De directeur staat in principe positief tegenover die vraag en zou van dat type renovatie willen gebruikmaken om energiebesparende werken uit te voeren. Hij wil mij natuurlijk spreken over het herinrichtingsproject van die zogenaamde uitbreidingen, maar wil het ook hebben over de gebouwen die door de POD Wetenschapsbeleid worden bezet.

Aucun agenda précis n’a été fixé. À partir du moment où la Régie des Bâtiments a déjà réalisé des travaux substantiels de désamiantage dans cette partie du bâtiment, il ne reste que des travaux de finition (électricité, peinture, vérification de l’hygrométrie et de la température). Ne s’agissant pas de réaménagements lourds, nous avons estimé qu’un délai d’un an et demi était tenable.

En revanche,  l’étage supplémentaire auquel vous faites allusion ne peut pas être utilisé pour le moment pour exposer des oeuvres puisqu’il contient les réserves d’oeuvres des XVe et XVIe siècles. On peut imaginer, à plus long terme, avec un vrai musée d’art moderne et contemporain dans un bâtiment propre, que ces réserves et les extensions puissent permettre de mieux exposer la partie consacrée aux Primitifs flamands, ce qui serait aussi un redéploiement intéressant de l’ensemble de nos collections.

Pour le reste, en ce qui concerne le projet à long terme du musée d’art moderne et contemporain, je souhaite également qu’il y ait une dynamique collective. Un premier groupe de travail s’est mis en place, représentant la Ville et la Région, les musées et le POD Politique scientifique. Il va continuer à travailler, à réfléchir sur la formule financière, sur la manière de faire appel à du mécénat privé et sur la localisation. Il faudra avoir un vrai débat avec les Bruxellois sur la localisation optimale afin de pouvoir utiliser ceci comme un levier de rénovation urbaine à Bruxelles.

Par ailleurs, je souhaite qu’une dynamique soit lancée sur le concept du musée lui-même. Quel musée d’art moderne et contemporain voulons nous ? Quel profil va-t-on lui donner? Ce travail se fera en collaboration avec des artistes contemporains qui sont prêts à s’investir dans ce projet, avec des conservateurs et avec des commissaires d’expositions. Nous avons un talent remarquable en Belgique. Nous avons des commissaires qui organisent des expositions d’art contemporain dans le monde entier. Nous avons une concentration de sommeliers et de commissaires d’art contemporain qui dépasse très largement la taille de notre population. Je voudrais qu’on utilise ce milieu pour concevoir un musée d’art moderne et contemporain qui ne soit pas juste la copie d’un autre mais qui soit vraiment un musée-phare en Europe.

01.04 Muriel Gerkens (Ecolo-Groen):

Monsieur le ministre, je vous remercie pour cette réponse qui me réjouit. Vu le nombre de talents que la Belgique compte pour valoriser cette expression artistique contemporaine et moderne, il était râlant de constater que cette partie du musée avait atterri dans les caves. Certes, il n’est pas facile d’attirer du monde en permanence pour admirer ce type d’oeuvre. Ce doit être lié à une dynamique plus large d’enseignement, de critiques, d’événements. C’est tout cela qu’il faudra faire avec les personnes ressources et la direction du musée.

Je note que les échéances pourraient être retenues, les travaux n’étant pas trop conséquents. Je ne suis pas sûre de la mobilisation réelle de M. Draguet pour l’art moderne et l’art contemporain. Lorsque j’avais interrogé la ministre Laruelle, celle-ci m’avait répondu qu’il fallait tenir compte de l’autonomie de gestion. Vous, en votre qualité de ministre, vous désignez telle et telle salle dans tel musée. L’on peut donc porter atteinte à cette autonomie à partir du moment où cela poursuit des objectifs de politique culturelle! Aussi, je compte sur vous pour que cette décision soit respectée et que ces oeuvres-là soient sauvées. Ce qui ne signifie pas que l’on ne doit pas sauver celles des XVe et XVIe siècles ni les exposer aussi évidemment.

Depuis la fermeture du musée, une mobilisation est intervenue. Une série d’acteurs sont donc mobilisables sur le long terme. Dès lors, il serait très intéressant d’assister à la construction progressive d’une vraie politique de soutien et interactive avec la création d’art moderne et d’art contemporain. Je suivrai avec attention l’état d’avancement des travaux et des aménagements des salles.

01.05 Jef Van den Bergh (CD&V):

Mevrouw de voorzitter, mijnheer de minister, ik dank u uiteraard voor uw antwoord, dat een aantal positieve elementen bevat.

Zo is er de bevestiging van de keuze om de collectie niet naar een ander gebouw te verhuizen, maar minstens een tijdelijke oplossing binnen het KMSKB te zoeken. Met beperkte investeringen kan men daar tot een goede huisvesting komen voor die bijzonder waardevolle collectie moderne kunst.

Een en ander neemt evenwel niet weg dat wij ook voor de rest van het gebouw een oplossing moeten vinden. Het was geen element van mijn vraag, maar ik wens niettemin even de aandacht te vestigen op de vaststelling dat ook voor de rest van het gebouw renovatiewerken zich opdringen.

Begin maart 2012 is er opnieuw ernstige waterschade opgedoken, op het moment dat de klimaatinstallatie blijkbaar een eigen leven was beginnen te leiden. Dergelijke toestanden kunnen wij toch niet tolereren, gezien de waarde van de collectie die aldaar beschikbaar is.

Er is dus ook een langetermijnvisie nodig voor het gebouw, waaraan verder zal moeten worden gewerkt. Hetzelfde geldt voor de langetermijnvisie voor de kunstcollectie op zich. Het gaat immers niet enkel over het kunstaspect. Het gaat ook over het wetenschappelijke aspect. Een en ander valt onder het federale wetenschapsbeleid. De mengeling van oude en nieuwe, moderne kunst heeft op zich zijn waarde, zeker een wetenschappelijke waarde, met name onder andere de evolutie van de kunstwerken. Alle aspecten zullen dus mee moeten worden opgenomen in een goede langetermijnvisie.

01.06 Muriel Gerkens (Ecolo-Groen):

Monsieur le ministre, une date de rencontre avec la Régie est-elle prévue?

01.07 Paul Magnette, ministre:

C’est planifié. Je ne sais pas si j’ai la date, mais il s’agit d’une réunion administrative!

Commission Economie, 18 AVRIL 2012 Matin.

 


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Sénat, 15/2/2012

Demande d’explications de M. Richard Miller au ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement sur «les ratés de la politique culturelle fédérale»

Commission des Finances et des Affaires économiques.

Sénat:Miller:Magnette 15-02-12

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Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 14/2/2012

Question de Mme Caroline Persoons à Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances, intitulée « Musée d’Art moderne et contemporain à Bruxelles »

QO Musée art moderne 14.02.12

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Chambre des Représentants, 31/1/2012

Question  de  M. Jef  Van den Bergh  au  ministre  des  Entreprises  publiques,  de  la  Politique  scientifique  et  de  la  Coopération  au  développement,  chargé  des  Grandes  Villes,  sur  « l’annulation  de  l’exposition  ‘Dalí,  Magritte,  Miró. Le Surréalisme à Paris‘ » (n° 8925)

Plt 31:1:12  p. 3-5

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