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L’État belge hérite de la collection d’art Dexia

L’État belge hérite de la collection d’art Dexia

(…) Propriété de la banque belge et non du holding, c’est donc l’Etat belge qui hérite de la collection, près de 5.000 pièces, la plus grande collection privée du pays.

Grosso modo, cette collection recèle le top des maîtres flamands des XVIè et XVIIè siècles. Cette partie de la vaste collection regroupe non seulement des tableaux mais aussi de grandes tapisseries, des livres anciens, du mobilier et des sculptures. L’art moderne de 1860 à 1960 ainsi qu’un aperçu de tous les grands courants de l’art belge, du réalisme à l’art abstrait sont particulièrement bien représentés. Cette partie, est la plus dynamique de la collection. Elle comporte notamment des œuvres de Marcel Broodthaers, Roger Raveel, Luc Tuymans, Jan Fabre et Berlinde De Bruyckere. Wim Delvoye en bel équilibre en regard des Rubens. Marie-Jo Lafontaine face à Rik Wouters, cela vaut son pesant d’art !

Où va-t-on présenter cette collection ? Jusqu’à présent, le public pouvait découvrir une sélection dans la galerie d’art de Dexia Banque qui occupait les deux étages supérieurs du bâtiment Pachéco à Bruxelles, siège central de l’établissement financier. Le onzième étage était réservé à l’art moderne de 1860 à 1960 tandis que le douzième étage présentait la production artistique de 1960 à nos jours.

Certains musées fédéraux tels les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique pourraient se profiler en première ligne…

(…)

DOMINIQUE LEGRAND, Le Soir, mercredi 12 octobre 2011, 14:17

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Un « Guggenheim » en 2022 à Bruxelles

Depuis le 1er février, il n’y a plus de Musée d’art moderne et contemporain à Bruxelles. Un groupe d’enthousiastes veut en ériger un nouveau pour dans dix ans.

Un « Guggenheim » en 2022 à Bruxelles
AFP

Un geste architectural fort, produit d’un grand concours d’architecture international, une localisation idéale, de riches collections et 600.000 à un million de visiteurs chaque année. Qu’est-ce que c’est ? Le futur musée d’art moderne et contemporain de Bruxelles. Un quarteron de personnalités enthousiastes, rejoint par une quinzaine de mécènes, voit grand et beau à l’horizon 2022. Il veut doter Bruxelles de ce grand musée, un « Guggenheim » bruxellois sans Guggenheim, en quelque sorte. Et le faire avec de l’argent privé.

« Qu’est-ce qu’on a fait pour être vraiment capitale de l’Europe ? Le Juste-Lipse et le Berlaymont, deux bâtiments plus que quelconques, c’est tout ! » Alain Courtois, sénateur MR et conseiller communal à Bruxelles, ne mâche pas ses mots : « Avec Mitterrand, ça aurait pétaradé dans tous les coins, même Chirac a eu son Musée du quai Branly. Nous, on aurait pu faire dix fois plus. Mais on manque vachement d’ambitions. Alors que plus de 34 entreprises belges sont sur le podium d’une Coupe du monde, alors qu’il n’y a pas de Jeux olympiques sans contrat belge. Bruxelles, pour les gens, c’est Brussels, une ville de méchants fonctionnaires. Moi je veux montrer que Bruxelles n’est pas cela. »

Et pour le faire, Alain Courtois projette un Musée d’art moderne et contemporain. C’est le bon moment. Parce qu’il n’y a plus de Musée d’art moderne à Bruxelles depuis le 1erfévrier. Les collections des Musées royaux des beaux-arts, qui étaient enterrées sous la place du Musée, ont été enlevées. On rénove ces locaux pour y installer un Musée fin de siècle.

Et les collections modernes et contemporaines ? Une petite sélection est proposée dans le grand patio des Musées. Mais cela n’est, évidemment, qu’un pis-aller. Certains manifestent régulièrement rue de la Régence pour revenir à la situation d’avant. D’autres préfèrent se tourner vers l’avenir et entreprendre un projet très ambitieux : celui de construire un nouveau musée à Bruxelles.

Un groupe de travail est formé : Alain Courtois, Michel Draguet (directeur des Musées royaux des beaux-arts et directeur ad interim des Musées royaux d’art et d’histoire du Cinquantenaire), Philippe Mettens (président de la Politique scientifique fédérale, dont dépendent les grands musées) et Philippe Close, échevin PS de la ville de Bruxelles. Intérêts convergents, ambitions identiques : ensemble, ils ont foncé.

« Le travail a bien démarré, explique Alain Courtois. Nous avons examiné sept à huit localisations possibles, nous en avons sélectionné trois. Nous avons contacté des mécènes, des entreprises, nous avons étudié la superficie nécessaire, le budget adéquat, etc. »

Résultat ? Surface : 6.000 à 10.000 m2. Budget : 60 millions d’euros. Localisation : le parc du Cinquantenaire, le boulevard de Berlaimont ou le plateau du Heysel. « La volonté est de ne pas faire intervenir le public, affirme Alain Courtois. A part éventuellement pour le terrain, le précompte immobilier ou une forme de tax shelter. »

D’ailleurs, le comité de travail n’est plus seul. Il est flanqué d’un comité d’accompagnement, « parce qu’on doit crédibiliser le projet en s’adjoignant des gens qui ont l’expérience et les moyens ». Ce comité comporte 14 membres. Il est présidé par Philippe Delusinne, administrateur délégué de RTL. Il comprend, entre autres, Albert Frère (CNP), Luc Bertrand (Ackermans & Van Haren), Baudouin Michiels (Unibra), Georges Jacobs (Delhaize), Thomas Leysen, (KBC), etc. Première réunion, le 14 septembre. Albert Frère en premier, ces personnalités sont des amateurs d’art. Ils semblent, aux promoteurs enthousiastes du projet, indispensables à sa concrétisation.

A Bilbao, l’installation d’un Guggenheim imaginé par Frank Gehry a changé le visage de la ville. C’est ce que désirent faire Courtois & Co à Bruxelles. Sans Guggenheim, parce que Bruxelles n’est pas Bilbao. Avec les riches collections actuelles des Musées royaux et avec celles de collectionneurs qui pourraient prêter leurs œuvres, comme au Musée Magritte.

Michel Draguet, en tout cas, y croit. « Si ce projet n’était pas crédible, personne ne perdrait son temps à y travailler. Il reste peu d’enthousiasme en Belgique, l’ambition manque, alors allons-y. C’est possible avec le Pompidou à Metz, avec le Louvre à Lens. Chez nous aussi. Il était nécessaire de fermer l’art moderne parce qu’il ne méritait pas d’être enterré. Alors avançons. Et ce qui me frappe précisément chez Alain Courtois, c’est son enthousiasme alors que le sentiment partagé chez nous est plutôt celui du renoncement. »

Philippe Mettens s’y met aussi. « C’est un grand projet mobilisateur, un grand musée d’art moderne, adapté à Bruxelles, qui marque son temps. C’est tout à fait faisable, avec un partenariat public-privé intelligent. Et c’est dans la dynamique de développement des établissements scientifiques fédéraux. Car ce nouveau Musée dépendra évidemment des Musées royaux des beaux-arts, comme le Musée Magritte. »

Courtois, Draguet, Mettens et Close veulent en tout cas aller vite. Localisation décidée et « business plan » bouclé pour la fin de cette année. Et dix ans plus tard, une Arche de la Défense, un Guggenheim ou un Centre Pompidou bruxellois. De quoi nous rendre fiers…

Le Soir, JEAN-CLAUDE VANTROYEN. mardi 26 juillet 2011, 08:59

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Une collection belge au MoMa

(…) Depuis la fin des années 60, Herman et Nicole Daled collectionnent des œuvres d’artistes essentiellement conceptuels. (…) Le MoMa de New York vient d’acquérir la plus grande partie de cette collection comprenant des pièces de Daniel Buren, Dan Graham, Sol LeWitt, Niele Toroni… et pas moins de 80 Broodthaers. Une collection unique que personne n’a tenté de garder en Belgique. (…)Une collection belge au MoMaHerman Daled est déçu par le désintérêt des institutions belges © Johanna de Tessières

 

Extrait de l’entretien :

Votre collection n’a pas suscité l’intérêt des institutions belges. En avez-vous été déçu ?

Honnêtement oui. Parce que j’ai ma vanité comme tout le monde. Lors de l’exposition à Munich, Joost Declercq du Musée D’Hondt Dhaenens à Gand et Dirk Snauwaert, directeur du Wiels, sont les seuls à être venus voir. Ni les Musées royaux des Beaux-Arts, ni le Smak, ni le Muhka, ni le Mac’s ni le Musée d’Ostende ne s’y sont intéressés. Aujourd’hui, je leur en suis reconnaissant car je n’ai pas eu à faire le choix entre la Belgique et l’étranger. Le désintérêt des institutions belges m’a évité ce dilemme. Par contre j’ai eu des propositions de Chicago, Mexico, Lisbonne…

Pour lire l’article complet, cliquer ici.

JEAN-MARIE WYNANTS. Le Soir. vendredi 17 juin 2011, 10:17

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Le conseil communal bruxellois veut que le Musée d’Art Moderne reste ouvert

lundi 04 avril 2011, 21:58

Le conseil communal de la Ville de Bruxelles a adopté lundi soir une motion déposée par la conseillère de l’opposition Marie Nagy (Ecolo) plaidant pour le maintien en activité du musée d’Art Moderne durant les travaux de rénovation entamés en février dernier. Cette partie du Musée Royal des Beaux-Arts est théoriquement fermée au public pendant toute la durée des travaux de rénovation qui y sont programmés jusqu’au début de l’année prochaine. Craignant qu’une série d’œuvres de l’exposition permanente du musée ne sortent plus jamais de la réserve, Marie Nagy a convaincu les conseillers communaux de l’opportunité de lancer un message en direction du gouvernement fédéral pour assurer la réouverture de l’exposition permanente de ce musée d’art moderne et donner un calendrier précis des travaux en cours.

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« Il nous faut un nouveau musée d’art moderne ! »

Polémique autour d’une prétendue mort

Depuis le 1er février 2011, la section art moderne des Musées royaux des beaux-arts de Bruxelles est fermée. On rénove. Pour ouvrir, en 2012, une nouvelle section des musées, appelée Fin de siècle, et qui montrera, autour de la formidable collection Gillion-Crowet d’Art nouveau, le bouillonnement créatif de la Belgique vers la fin du XIXesiècle et au-delà. En y regroupant des tableaux et des sculptures des Musées des beaux-arts, mais aussi des objets des Musées royaux d’art et d’histoire du Cinquantenaire et des documents de la Bibliothèque royale. Un nouveau musée à l’image du Magritte qui devrait attirer la grande foule à Bruxelles, qui se veut déjà capitale de l’Art nouveau.

Bravo. Mais, en attendant, on ne sait quand seront rouvertes les salles consacrées à l’art moderne. Ni même si elles le seront, d’ailleurs, par manque de place. Cela scandalise nombre d’artistes, de galeristes, d’amateurs d’art qui, d’ailleurs, ont manifesté – ils étaient 150 à 300 – mercredi dans le patio des Musées.

« On privilégie le musée Fin de siècle, réagit l’artiste Bernard Villers. C’est un très bon plan, au point de vue économique des choses. Mais cela s’est fait sans concertation, sans discussion. Michel Draguet, le directeur des Musées royaux des beaux-arts, a décidé que ce Fin de siècle allait remplacer le Musée d’art moderne et d’art contemporain. » Remplacer ? « Il n’y a pas de perspective claire pour l’avenir de la section moderne et contemporaine. On nous a annoncé des expos tournantes. C’est la mort de cette section. »

Pourquoi ? « Un musée d’art contemporain est indispensable à Bruxelles, où se manifeste une telle nostalgie du passé, comme si on se trouvait dans une Belgique joyeuse, rétorque Bernard Villers. Avec des arrêts de tram en faux 1900 et des hôtels en faux Moyen Age près de la Grand-Place. Il y a à Bruxelles un rejet de l’art contemporain, comme si c’était une honte. On veut faire de cette ville une capitale attractive en créant un luna park. Si ça plaît aux gens, tant mieux. Mais on pourrait aussi les intéresser à des choses plus novatrices. »

Même si ces opposants l’appellent le croque-mitaine de la place Royale, Michel Draguet reste souriant. «Regardons objectivement les choses : les bâtiments des musées royaux ont souffert. On a dû enlever de l’amiante, on a dû réduire l’espace des collections d’art ancien, celles du XXe siècle ont régulièrement déménagé, pour retrouver des espaces d’expositions temporaires, nous avons dû prendre la place du XIXsiècle. Mais à ce moment-là, personne n’est intervenu. »

« Eriger un nouveau bâtiment »

Michel Draguet pose donc ouvertement la question : fallait-il ne rien faire ? « Non. Il fallait redéployer », assène-t-il. D’autant que la Région bruxelloise, propriétaire par dation de la collection Gillion-Crowet, ne la confie aux Musées que s’ils la montrent au public dès 2012. Il fallait avancer, estime le directeur. Comme Philippe Roberts-Jones l’a fait avec le bâtiment Bastin inauguré en 1984 pour accueillir l’art moderne et qui avait été enterré, parce que personne ne voulait d’architecture moderne.

« Aujourd’hui, c’est le moment de dire que dans une ville comme Bruxelles, affirme Michel Draguet, il est temps qu’on mette sur la table le projet d’un nouveau musée d’art moderne et contemporain dans un bâtiment d’aujourd’hui. » Où ça ? Dans les anciens établissements Vanderborght, proches des Galeries Saint-Hubert ? « Ce ne serait qu’une solution provisoire. Il faut voir plus loin, construire un nouveau bâtiment. Il y a le problème du terrain : c’est difficile, mais ce n’est pas insurmontable. D’autant qu’il me semble que cela bouge à ce sujet dans le monde politique, même s’il est trop tôt pour en parler. »

Cette solution radicale serait évidemment coûteuse et prendrait du temps. « Il faut voir les choses de manière pragmatique : ça prendra 10 ans !, précise M. Draguet. Et oser se poser la question : un musée restera-t-il un espace d’exposition permanente ? »

Budget

Comment les musées peuvent-ils encore acheter des œuvres ?

Le Louvre a réussi à acquérir Les Trois Grâces de Cranach grâce à une souscription publique. Sans ce genre de moyens, les musées publics éprouvent de plus en plus de difficultés à pouvoir acheter les œuvres qui leur manquent. Xavier Canonne, le directeur du Musée de la Photo de Charleroi, a confirmé à la RTBF, jeudi qu’il n’avait pas de budget propre pour les acquisitions. Comme la plupart des musées belges. Les Musées royaux des beaux-arts n’ont pu acheter deux dessins de Rubens que parce que le Musée Magritte avait dégagé des bénéfices. C’est ce que fait aussi M. Canonne : il dégage ainsi bon an mal an 50.000 euros à cet effet. « Mais si la hausse du coût de la vie emporte notre budget, je n’ai plus rien, nous dit-il. Et nous n’avons pas assez de mécènes : ce n’est pas dans la tradition belge. »

A la RTBF, la ministre Fadila Laanan a affirmé qu’elle pouvait discuter de garantir un budget d’achat dans l’enveloppe de chacun des musées. Mais sans hausse de l’enveloppe totale, évidemment.

LE SOIR. JEAN-CLAUDE VANTROYEN. Vendredi 11 mars 2011

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Vous ne verrez plus ce Bacon

MICHEL DRAGUET FERME LE MUSÉE D’ART MODERNE ET DÉFEND SES AMBITIONS

Dans le patio des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, un gros trait jaune barre la direction du Musée d’Art moderne. Inaccessible. Pour combien de temps ? « Un délai indéterminé », répond le directeur des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Les alarmistes craignent une abstinence de dix ans ! Sourire de Michel Draguet : « Nous avons mis sur pied le Musée Magritte très vite… »

« La fermeture passe par une case positive, soutient Michel Draguet. Depuis 2006, le Musée d’Art moderne accueille sur six niveaux, expositions temporaires et collections XIXe et XXe siècles. Le XXe siècle occupe aujourd’hui le niveau – 8, soit une petite centaine d’œuvres… Nous allons réaliser une série de travaux avant d’inaugurer, en février 2012, un nouveau musée consacré à “la fin de siècle”. Un “Turn of the Century Museum”. Ce musée évoquera le modernisme dans une optique pluridisciplinaire. » Le coût : 3 millions d’euros, répartis en parts égales entre le mécénat de la famille Gillion Crowet, les Musées royaux des Beaux-Arts et la Régie des bâtiments. Comme annoncé dans nos éditions du 8 février, le point fort de ce nouveau parcours repose sur la collection Art nouveau Gillon Crowet. Son propriétaire est la Région bruxelloise. Le dépôt s’accompagne de l’obligation de la montrer au public avant fin 2012.

Le revers de la médaille demeure l’occultation des collections XIXe et XXe siècle. Crime de lèse-majesté que de ne plus voir Bacon, Moore, Cragg, Permeke, Delvaux et autres flèches de l’art moderne ? Combien de visiteurs descendaient « au fond du puits » ? Impossible de le chiffrer. L’institution fonctionne par ticket combiné Musée Magritte-Musée d’Art ancien et Musée d’Art moderne. De quoi se glorifier : 485.000 visiteurs en 2008 et 715.000 en 2010. Effet Magritte !

La fermeture du Musée d’Art moderne pose surtout une question : l’avenir des collections. Celui-ci dépend d’une extension. Les anciens Magasins Vanderborght (actuel Dexia Center) demeurent une option mais « c’est la solution des gagne-petit que nous sommes ».

Le rêve est ailleurs. « Bruxelles n’est pas Bilbao, reprend le directeur des Musées royaux. Nous avons les collections et une identité culturelle. Pas besoin d’un Guggenheim. Je pense qu’on ne fait rien de grand en étant raisonnable. D’autres perspectives relèvent d’une ambition qui doterait la capitale de l’Europe d’un édifice contemporain où exposer l’art des XXe et XXIe siècles. Un geste architectural fort incarnerait une dynamique fondée sur le développement d’une économie de la connaissance qui allie patrimoine et tourisme. Un positionnement dans le quartier européen serait légitime. »

Dans la salle de conférence, Alain Courtois ne dit mot. Le porteur de la candidature belgo-néerlandaise à l’organisation du Mondial-2018 serait-il un nouveau mécène ? Pour mémoire, Le Soir a publié le 6 février une Carte blanche signée par Philippe Mettens, président du Service public fédéral de la Politique scientifique, Michel Draguet et autres directeurs des grands musées fédéraux. Son titre : « L’élan du foot au service d’un grand projet culturel ». Son contenu : « Faire en sorte que l’énergie rassemblée pour préparer la candidature belge à la Coupe du monde se tourne vers la création de grands musées au rayonnement international »…

Le Soir, LEGRAND DOMINIQUE, Samedi 12 février 2011

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