La police était au musée (4/1/2012)

Le mois prochain, il y aura un an que Michel Draguet, le directeur du musée des Beaux-Arts à Bruxelles, annonçait la fermeture du musée d’Art moderne et son remplacement par un « Musée Fin de siècle » dont on sait aujourd’hui qu’il sera inauguré le 13 novembre prochain. Mais c’est pour l’instant, la fermeture sine die du musée d’Art moderne et contemporain qui suscite des remous et interrogations. Certes, le patio du musée présente par roulement, une sélection des collections modernes et contemporaines et, certes, on parle d’un projet de déménagement du musée ailleurs à Bruxelles ou de la création d’un futur musée d’Art moderne et contemporain dans un nouveau bâtiment. Mais un an après, rien n’est encore assuré. Depuis cette annonce, chaque premier mercredi du mois, un groupe qui s’intitule « Musée sans musée » vient manifester dans le hall du musée des Beaux-Arts de manière ludique et variée, avec des « performances ». Ce fut encore le cas ce mercredi avec une « performance » autour des « soldes ». Mais pour la première fois, ils découvrirent dans le hall du musée, un « espace public », des policiers de Bruxelles-Ville, qui leur ont signifié que la prochaine fois, ils n’autoriseraient plus ces manifestations ludiques s’ils ne demandaient pas au préalable une autorisation de manifester en bonne et due forme. Contacté, Michel Draguet nous précise qu’il a demandé à la police, non pas d’interdire les manifestations (« Je suis pour la liberté d’expression et je ne veux pas d’autre part, faire la publicité de ces manifestants« ) mais de protéger les collections contre d’éventuelles dégradations. Il cite le cas intervenu il a quelques mois d’une « performance » où on a joué au tennis dans le hall. Le mois prochain, à nouveau, la police sera pour lui le garant de la protection des œuvres et ce sera à elle de déterminer à quelles conditions la manifestation peut être autorisée. 

G.Dt, La Libre, Brèves, Politique culturelle, Mis en ligne le 07/01/2012


Remarque de « Musée sans musée »

TENNIS n.m. I. ♦ I° Sport dans lequel deux ou quatre joueurs se renvoient alternativement une balle, à l’aide de raquettes, de part et d’autre d’un filet, selon des règles précises et sur un terrain de dimensions déterminées (V. Court). Jouer au tennis. Une partie de tennis. Coups au tennis : lob, smash, volée ; drive, coup droit, revers ; service. Chaussures, jupe de tennis. (Le Petit Robert)

Il n’y avait lors de la performance du 7 septembre, ni balle (sauf celle qu’un joueur faisait mine d’avaler !) , ni raquettes, ni filet, ni règles précises, ni terrain de dimensions déterminées. De deux choses l’une : ou les agents du service de sécurité sont myopes et ce serait gênant pour la sécurité du musée, ou Monsieur Draguet se (nous ?) trompe, ce qui serait tout aussi gênant.

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Classé dans Actions, Actualités, La Libre, Rassemblements 1er mercredi du mois

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