Un musée à Bruxelles !

Luc Tuymans, Angel Vergara et Catherine De Zegher appellent à créer un musée d’Art moderne.

La mobilisation se poursuit pour qu’on crée à Bruxelles un musée d’Art moderne et contemporain. L’annonce de la fermeture sine die du musée d’Art moderne dépendant du musée des Beaux-arts, la vente au MoMA de la collection Daled et les incertitudes sur le sort de la collection Dexia inquiètent. Bruxelles risque bien d’être une des seules capitales au monde à ne pas avoir de musée d’Art moderne et contemporain rendant compte de son passé récent, montrant aux jeunes artistes et au grand public l’art qui s’est développé ces dernières années et qui est en train de se faire. Le choix de consacrer l’ancien musée d’Art moderne à l’art de la fin du XIXe semble irrémédiable. Le silence des pouvoirs publics est en tout cas éloquent. La possibilité de créer un nouveau musée, en un geste architectural fort, est portée par le sénateur Alain Courtois (MR) qui doit réunir ces jours-ci un comité d’accompagnement. Mais cela reste, à ce stade, théorique.

Dans « De Standaard », les artistes Luc Tuymans et Angel Vergara, avec Catherine De Zegher qui dirigea longtemps le Drawing center à New York et qui dirige aujourd’hui la Biennale de Sidney, signent un appel à la création d’un musée d’Art moderne à Bruxelles. « Pourquoi Bruxelles ne peut-elle faire ce que font Madrid et Bâle ? L’Art moderne et contemporain sont quasi absents aujourd’hui du paysage bruxellois (NdlR : Bozar, Wiels, Argos n’ont pas de collections propres). Il n’y a pas de ville qui se respecte sans un musée d’Art moderne. Il est temps d’agir. Les jeunes artistes ont la nécessité d’avoir un dialogue avec les générations précédentes, nationales et internationales. »

Ils plaident pour la création d’une « maison de l’art » comme le Schaulager à Bâle, qui cumulerait des espaces de stockage (avec des possibilités garanties de conservation et de restauration) et des lieux d’exposition. Ils estiment qu’un tel lieu pourrait un jour accueillir les collections publiques (Beaux-arts, Banque nationale, SNCB), celles des entreprises (ING, Dexia, Lhoist, Belgacom) et celles de collectionneurs privés qui, aujourd’hui, n’ont pas le moindre intérêt ni possibilité de laisser leurs œuvres à Bruxelles. « Beaucoup de collectionneurs qui arrivent à un certain âge se posent, à très court terme, la question de l’avenir de leur collection. Mais il n’y a pas de législation favorisant ce rapport entre collectionneurs privés et institutions publiques. » Ils entendent que des projets s’ébauchent, mais demandent de « placer la barre très haut ».

G.Dt. La Libre. Mis en ligne le 29/06/2011


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